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Les mouvements mandibulaires |
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| Par Jean-Charles KOHAUT | Mise en ligne : 06 février 2002 | Vus : 4 148 |
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| La limitation des mouvements mandibulaires en particulier l'ouverture amène souvent le patient à consulter ou empêche le praticien de pouvoir travailler normalement. |
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La limitation des mouvements mandibulaires en particulier l'ouverture amène souvent le patient à consulter ou empêche le praticien de pouvoir travailler normalement.
En dehors des pathologies traumatiques ou tumorales, les causes fonctionnelles essentielles à l'origine d'une limitation d'ouverture sont : les problèmes musculaires ou un déplacement méniscal -articulaire.
Si différents moyens cliniques permettent de différencier ces deux problèmes quelques renseignements orientent le praticien.
L’amplitude des mouvements et leur formes sont des éléments caractéristiques à noter : |
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| Amplitude normale des mouvements |
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| Mesure de l'ouverture |
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A / Problèmes musculaires :
Des contractures au niveau de différents muscles élévateurs peuvent limiter l'ouverture buccale. On retrouve fréquemment : - Une tendance souvent reconnue à serrer les dents ou à grincer des dents. Si le patient n'en est pas conscient lors de la première consultation, la prise de conscience intervient et la réponse est positive lors du second rendez vous. Le patient se surprend souvent le matin les mâchoires serrées.
- Une certaine tendance à la fatigue musculaire lors des repas ( le patient évite certains aliments "fatiguants" sandwiches par exemple).
- Des maux de têtes et cervicalgies fréquents parfois dès le réveil.
- Une musculature développée (masséters, temporaux saillants).
- Un visage hypodivergent, étage inférieur de la face diminué, au niveau dentaire supraclusie profonde, facettes d'abrasion ou de dysfonction, morsure palatine parfois.
- Des claquements qui ne sont pas systématiques mais arrivent de temps en temps.
- La douleur qui n'est pas particulièrement centrée sur une articulation, il y a des cependant des irradiations, la douleur est plutôt diffuse.
- Des notions de stress qui apparaissent dans le discours en rapport avec le travail, les examens, etc.
- Le stress en rapport avec la vie personnelle est plus rarement dévoilé spontanément.
La morsure d'un bâton de buis (enfonce couronne) ou d'une pompe à salive au niveau molaire crée une douleur faciale du côté de la morsure.
En première intention des conseils de comportement, des exercices d'étirement et de détente sont prescrits ainsi que la prise d'un myorelaxant. |
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| Facettes d'usure sur le bord libre. |
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| Facettes d'usure sur le bord libre. |
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| Facette de dysfonction en vestibulaire (serrement et supraclusie sans surplomb). |
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| Luxations discales irréversibles gauche, limitation avec déflexion du côté malade. La déflexion et la limitation d'ouverture sont plus marqués quand la luxation est récénte. |
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| Le chemin de fermeture ayant une composante latérale, les contacts dento-dentaires s'établissent d'abord du côté malade. Le patient a la sensation de "toucher plus d'un côté" (côté malade). Il ne faut pas équilibrer dans ce cas, les meulages aggraveraient la situation clinique. Les contacts dento-dentaires doivent être vérifiés une fois le chemin de fermeture amélioré. |
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| Limitation avec déflexion sur la gauche. |
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Bien entendu d'autres causes peuvent limiter l'ouverture, (fractures, fibroses,ankyloses...) cependant ces situations sont plus rares et l'historique et l'examen clinique orientent le praticien.
Les dents de sagesse sont très rarement la cause de problèmes fonctionnels surtout en l'absence de phénomène infectieux conséquents. En cas de claquement ou de blocage sans accident d'éruption des dents de sagesse l'extraction est inutile voire aggravante (étirement prolongé lors de l'intervention).
Avant ce stade de blocage par déplacement discal irréversible, il existe pendant une période plus ou moins longue une situation de luxation réversible dans laquelle l’ouverture complète peut se faire après passage d’un ressaut accompagné d’un bruit.
Luxation réversible |
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Ouverture avec déviation (la déviation à l'ouverture est plus souvent marquée).
Si le rattrapage du ménisque par le condyle est précose, la déviation se fait tout au début de l'ouverture du côté opposé à la luxation).
A la fermeture le ressaut est proche de l'O.I.M. |
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Ouverture avec déviation (la déviation à l'ouverture est plus souvent marquée).
Si le rattrapage du ménisque par le condyle est précose, la déviation se fait tout au début de l'ouverture du côté opposé à la luxation).
A la fermeture le ressaut est proche de l'O.I.M. |
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| Luxation réversible |
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Ouverture avec déviation plus tardive, la luxation est plus sévère, le rattrapage se fait plus loin.
A la fermeture le ressaut est généralement plus éloigné de l'O.I.M. marquant ainsi le caractère plus ancien ou plus sévère de la luxation |
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Ouverture avec déviation plus tardive, la luxation est plus sévère, le rattrapage se fait plus loin.
A la fermeture le ressaut est généralement plus éloigné de l'O.I.M. marquant ainsi le caractère plus ancien ou plus sévère de la luxation |
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| Quand la déviation intervient en grande ouverture, elle peut signifier un rattrapage tardif du ménisque par le condyle ou le passage de l'éminence articulaire par le complexe ménisco-discal (dans ce cas il n'y a ni bruit ni ressaut en latéralité) |
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| Quand la déviation intervient en grande ouverture, elle peut signifier un rattrapage tardif du ménisque par le condyle ou le passage de l'éminence articulaire par le complexe ménisco-discal (dans ce cas il n'y a ni bruit ni ressaut en latéralité) |
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