Une patiente de cinquante cinq ans, Madame M. se présente en consultation pour améliorer son sourire.
Elle est prognathe avec absence sur l'arcade de 13 et 23.
- La 14 a pris la place de la 13
- La 24 en rotation est couronnée et comble l'espace laissé par la 23.
Le groupe incisivo-canin est en inocclusion.




Il s'agit d'un cas pluridisciplinaire qui devrait faire intervenir l'orthodontie, la chirurgie maxillo-faciale et la prothèse.
Nous expliquons à la patiente la complexité de son traitement, et tout naturellement nous lui proposons de consulter un orthodontiste spécialisé dans les traitements adultes. Nous lui donnons l'adresse de deux confrères.
L'orthodontiste explique à notre patiente que le décalage entre ses 2 mâchoires est trop important pour être corriger uniquement orthodontiquement et que de ce fait elle doit subir une chirurgie maxillo-faciale.
Madame M. consulte alors le chirurgien maxillo-facial qui lui expose en détail l'intervention et les suites opératoires : intervention longue sous anesthésie générale, douleurs, oedème, risques de lésions nerveuses, mâchoires immobilisées, impossibilité de s'alimenter normalement pendant plusieurs semaines, arrêt de travail, etc...
Madame M. ressort de la consultation désespérée. Elle est effrayée par ce traitement chirurgical. Elle ne s'attendait pas à cela.
La patiente se dirige alors vers le second orthodontiste en spécifiant son refus de toute chirurgie.
Un traitement long et aléatoire comprenant la traction de la 23 incluse et un implant sur 13 lui est proposé.












