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PULPITE FEMME ENCEINTE

 
 REPONDRE A CE MESSAGE  32 réponses au sujet  
 
Posté le 01 mai 2008, à 21:01 par danou Contactez l'auteur par email
Bonsoir à tous,

j'ai un cas de conscience,j'ai reçu hier une patiente enceinte 2mois avec pulpite très douloureuse depuis deux jours sur 17;j'ai endormi et mis un pulparthrol pour calmer la douleur et temporiser la situation.Si ça se calme est ce que ça peut attendre jusqu'au deuxième trimestre,ou je la rappelle pour faire endo maintenant

merci à tous

 
1. | Posté le 02 mai 2008, à 11:26 par daffodile Contactez l'auteur par email   |   Répondre uniquement à ce message
http://www.odonte.com/articles/femmeenceinte.htm

2. | Posté le 02 mai 2008, à 13:50 par rima Répondre uniquement à ce message
merci infinement pour le site

3. | Posté le 02 mai 2008, à 14:05 par daffodile Contactez l'auteur par email   |   Répondre uniquement à ce message
je vous en prie Oops

4. | Posté le 04 mai 2008, à 09:18 par danou Contactez l'auteur par email   |   Répondre uniquement à ce message
MERCI Daffodile,alors je reformule ma question autrement combien de temps peut on laisser un pulparthrol si il n'y a pas de manifestation clinique,est ce qu'au bout d'un certain temps,il n'y a pas nécrose?

merci pour ta serviabilité régulière,cela fait plaisir.

5. | Posté le 04 mai 2008, à 17:39 par Drtoufik Contactez l'auteur par email   |   Répondre uniquement à ce message
Sourire salut chère confrère je pense qu'il faut attentre le 2 eme trimestre pour qu'on puisse faire un traitement canalaire avec anesthésie

6. | Posté le 04 mai 2008, à 18:41 par daffodile Contactez l'auteur par email   |   Répondre uniquement à ce message
le pulparthrol a une action sédative ( entre autres), puisque sur 100 g de pulparthrol on a 16.45 g d'EUGENOL et 9.5 g de LIDOCAINE ( certe avec d'autres excipients)..
la règle dit qu'il faut rappeler le patient dans 72 heures après la mise en place d'un cotton imbibé de pulparthrol, seulement on peut repousser le RDV jusqu'à une semaine tout en sachant que le pulparthrol ne soit plus actif au delà du 3ème jour.
votre patiente est au 2 ème mois de sa grossesse et la biopupect sera prévue pour le 4 ème mois, donc ce que je vous conseille c'est que vous receviez cette patiente 1 fois /semaine, à la première vous avez mis du pulparthrol la semaine d'après vous mettez du pulpéryl( par expl)..etc
ça vous fera un maximum de 4 séances avant la pulpect, et puis expliquez lui que c'est par prévention pour son bébé qu'il faut la revoir pour une séance de 1o minute chaque semaine.
si les collègues pensent autrement, tous les avis seront les bienvenus Clin d'oeil

7. | Posté le 04 mai 2008, à 22:57 par danou Contactez l'auteur par email   |   Répondre uniquement à ce message
Encore merci daffodile,tu m'as vraiment éclairée.

Danou

8. | Posté le 07 mai 2008, à 12:19 par chaib Contactez l'auteur par email   |   Répondre uniquement à ce message
la douleur chez une femme enceinte est plus préocupante pour la santé du bébé que l'anesth que vous allé utiliser. je pense personnellement qu'il faut lui prescrire un antalgique assez puissant et la préparer pour une biopulpectomie rapide de facon a la soulager raidement.merci

9. | Posté le 07 mai 2008, à 14:21 par Nemsssi Répondre uniquement à ce message
j ai pas compris qu est ce que t as fais exactement ma consoeur au debut.

la biopulpectomie est obligatoire et dois être faite sous anesthèsie même avec vaso et sans problème le plus important c est d être confiant en sois et transmettre cette confiance à votre patiente. très important que la patiente sois confiante et calme et la biop passera sans aucun problème. la mise en forme et l obturation peuvent tarder.4

10. | Posté le 07 mai 2008, à 22:35 par danou Contactez l'auteur par email   |   Répondre uniquement à ce message
désolée Nemssi mais il est préconisé de différer les soin invasifs en dehors premier et troisième trimestre,bien sur si la patiente a mal;il faut faire la bio,mais si on peut différer il faut le faire.

11. | Posté le 13 mai 2008, à 03:21 par lila Répondre uniquement à ce message
salut moi personellement je recois souvent des femmes enceintes pour soins endo que je pratique sous ou sans anesthesie selon le cas(etat general de la patiente) parfois j'utilise le necro et je n'ai jamais eue de problemes j'ai meme fais des extractions avec l'avis du gynecologue et ce à tout moment de la grossesse(sauf en cas de grossesse à risque ou d'etat general altere ,anemie fatigue chronique etc..) l'anesthesie ne sera pas plus dangereuse pour 1femme enceinte que de passer des nuits blanches ou de prendre des doses eleves de paracetamol seule la MEPIVEVCAINE est contre indiquee .soyez sure de vous evaluer l'etat general de la malade s'il le faut l'avis du medecin traitant et faitez vos soins le plus normalement du monde.BON COURAGE.

12. | Posté le 13 mai 2008, à 03:24 par lila Répondre uniquement à ce message
JE RAPELLE QUE LES SEANCES DOIVENT ETRE BREVESpour ne pas fatiguer la malade.

13. | Posté le 13 mai 2008, à 12:40 par daffodile Contactez l'auteur par email   |   Répondre uniquement à ce message
c'est vrai qu'on soit parfois amené à réaliser tous les traitements nécessaires chez une femme enceinte..mais LILI nous on essaie de connaitre les modalités de traitement idéal qu'on essaiera au maximum de suivre.
et puis le fait que rien ne s'est passé pour vos patientes n'exclue jamais le risque.

14. | Posté le 13 mai 2008, à 12:43 par daffodile Contactez l'auteur par email   |   Répondre uniquement à ce message
je suis désolée je voulais dire LILA.

15. | Posté le 13 mai 2008, à 13:15 par sasssoukiii Répondre uniquement à ce message
je comprends pas si t'as pu mettre du pulplathrol c ke t'as bien fait une cavité d'acces , qu'est ce ki t'empeche de terminer la bio ? sachant ke si tu remets a chaqfois le puplatrhol tu dois anesthesier de nouveau , => action limitée dans le temps sans effet therapeutique
pourquoi un traitement endo est considéré comm soin invasif??? t'aurais pu faire ta bio la premiere séance et si tu veux reporter l'obturation canalaire pour le 4 mois en prenat le soin de mettre du caoh2 pendant ce temps
c plutot les nombreuses séances inutiles ki sont invasives
une bio ca peut bien se faire en 3 séances

16. | Posté le 13 mai 2008, à 21:51 par danou Contactez l'auteur par email   |   Répondre uniquement à ce message
Oui un traitement endodontique est un traitement invasif,mettre un pulparthrol est moins agressif que faire une bio;par ailleurs pas nécessaire d'endormir à chaque fois que l'on change le pulparthrol,en douceur c'est possible sans anesthésie

17. | Posté le 16 mai 2008, à 23:47 par SOLITAIRE Répondre uniquement à ce message
yatil qq qui nous procure des choses benefiques sur ce forum

18. | Posté le 21 mai 2008, à 17:13 par danou Contactez l'auteur par email   |   Répondre uniquement à ce message
message adressé à Solitaire
si tu te sens loin de nos préoccupations,cela te concerne.Si tu sens que tu n'apprends rien,eh bien tant mieux pour toi et bonne continuation

19. | Posté le 21 juin 2008, à 08:01 par Quersus Répondre uniquement à ce message
Personnellement je fais la bio pulpectomie et laisse du caoh (avec un lentulo si )ds le canal car j'évite les radios par prudence.Je pense que ce n'est pas humain de faire revenir x fois 1 femme enceinte pour poser des pansement dont on est pas sur du résultat et j'ai moi mème autre chose à faire. En revanche je pose un verre ionomère en attendant por éviter les infiltrations.

20. | Posté le 21 juin 2008, à 12:10 par youmer Contactez l'auteur par email   |   Répondre uniquement à ce message
La grossesse se caractérise par un grand nombre de modifications concomitantes, tant physiologiques que psychiques dont il convient de tenir compte dans l'exercice de l' odonto-stomatologie.
1 Traitement médicamenteux
Il y a lieu de limiter au strict minimum la prise de médicaments au cours de la grossesse.
Les traitements locaux, à l'instar des rinçages buccaux à la chlorhexidine sans alcool, peuvent être pratiqués à condition de n'y avoir recours que pendant de brèves périodes et de respecter scrupuleusement les indications.
 Anesthésiques locaux :
Les anesthésiques locaux sont des substances capables de traverser la barrière placentaire. Leur taux de diffusion est tributaire de leur affinité pour les protéines plasmatiques, puisque seule la fraction libre peut pénétrer dans la circulation du fœtus.
C'est pourquoi, en odonto-stomatologie, il est recommandé d'utiliser des substances avec un fort taux de liaison aux protéines plasmatiques ( plus de 90 %). Ce qui est le cas de l'articaïne.
D'autres molécules telles que la lidocaïne et la mépivacaïne (classe C de la Food and Drug Administration FDA ) ont un taux de liaison d'environ
70 %.
Pour la lidocaïne, l'analyse clinique d'un nombre élevé de grossesses n'a apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique. Cependant il convient d'utiliser la lidocaïne avec précaution.
En ce qui concerne la mépivacaïne, les études conduites chez l'animal ont mis en évidence une foetotoxicité. Une bradycardie accompagnée parfois d'acidose a été observée chez le fœtus. Chez le nouveau né, il y a un risque de cyanose et de baisse transitoire des réponses neurocomportementales à la naissance. Ces effets sont d'autant plus manifestes que l'anesthésie est réalisée dans les derniers jours de la grossesse. C'est pourquoi l'utilisation de la mépivacaïne est déconseillée.
L'adjonction de vasoconstricteurs tels que l'adrénaline ou la noradrénaline ralentit le passage de l'anesthésique dans la circulation générale et assure ainsi le maintien prolongé d'une concentration tissulaire active, permettant d'obtenir un champ opératoire peu hémorragique. Ils ne provoquent pas en principe de tachycardie du fœtus, du fait qu'ils ne sont pas métabolisés en molécules biologiquement actives dans le placenta.
Cependant il faut donner la préférence à des concentrations d'adrénaline les plus faibles possibles (par exemple 1 : 200 000).
 Analgésiques
 Le paracétamol (classe B, FDA), un dérivé de l'aniline est la substance de choix pour les traitements analgésiques au cours de la grossesse. Il faut cependant proscrire des posologies élevées durant une période prolongée, afin d'éviter d'éventuelles lésions hépatiques du fœtus.
 Les analgésiques du groupe de l'acide acétylsalicylique (AAS) classe (D)3 exercent un effet analgésique via l'inhibition de la synthèse des prostaglandines. Plusieurs cas de fermeture précoce du canal artériel chez le fœtus ont été rapportés suite à des traitements analgésiques par l'AAS durant la grossesse. Si la nécessité se présente, en médecine générale, l'AAS peut être prescrit en traitement ponctuel au cours des six premiers mois. Au cours du dernier trimestre l'absorption d'AAS supérieure ou égale à 500 mg par prise et par jour peut exposer le fœtus à une toxicité cardio-pulmonaire et à un dysfonctionnement rénal et la mère à un risque d'allongement du temps de saignement. En conséquence tout médicament contenant de l'AAS est contre- indiqué pendant le dernier trimestre.

 Des considérations analogues peuvent s'appliquer aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que le diclofénac, l'ibuprofène et l'indométacine(classe (D)3. En effet ils peuvent entraîner une toxicité pulmonaire par fermeture partielle du canal artériel chez le foetus. La prescription d'AINS est contre-indiquée à partir du 6ème mois de grossesse.
 L' administration ponctuelle d' antalgiques opiacés faibles tels que le dextropropoxyphène associé au paracétamol, dans des conditions courantes de prescription, n'expose pas à un risque de sevrage néonatal. Il peut être prescrit en respectant les doses préconisées.
Les dérivés codéinés classe (D)3 sont à rejeter compte tenu des détresses respiratoires post-partum qu'ils peuvent entraîner chez le nouveau né.
 Antibiotiques :
Toute infection bactérienne systémique de la mère présente un risque élevé de malformations fœtales, indépendamment du stade de développement de l'enfant. Dans ce cas un traitement antibiotique est alors indiqué.
Il ne faut jamais sous-doser une antibiothérapie, sous peine de ne pas atteindre des taux plasmatiques efficaces du fait de l'accroissement de 40 à 55 % de volume de sang circulant chez la femme enceinte.
 Les  -lactamines (classe A) peuvent être prescrites sans restriction au cours de la grossesse (cf. la pénicilline, l'ampicilline et les céphalosporines).
L' utilisation de préparations combinées associant l'amoxicilline à l'acide clavulanique (un inhibiteur de la  lactamase) ne doit être envisagée pendant la grossesse que si l'indication s'impose. En effet le suivi des grossesses exposées à cette association est insuffisant pour exclure tout risque. Par ailleurs l'acide clavulanique peut être à l'origine de nausées et vomissements chez la future mère.
 En raison des risques de malformations dentaires et squelettiques, l'administration des tétracyclines (classe D) est contre- indiquée au cours de la grossesse. Par ailleurs des cas de pancréatite aiguë et de stéatose hépatique ont été signalées chez la mère.
 Le recours à la clindamycine devrait être limité aux infections par des germes anaérobies, en raison des effets secondaires de cet antibiotique chez la mère : nausées et vomissements.
 Le métronidazole (classe C) montre des effets mutagènes in vitro et son utilisation durant la grossesse est controversée.
 Les corticoïdes
La prescription de corticoïdes est parfois nécessaire en odontologie. Des risques tératogènes chez l'animal (fente palatine) ainsi que des risques de retard de croissance intra-utérine chez l'humain ont été rapportés. En conséquence la prescription de ces molécules doit être généralement évitée.

 Les anxiolytiques
Le groupe des benzodiazépines, utilisées pour induire une sédation, peuvent être:
• à longue durée d'action : diazépam (classe D)
• à durée intermédiaire : alprazolam
Des risques tératogènes (fente palatine) et divers risques fœtaux ont été rapportés. En conséquence ces molécules ne doivent pas être prescrites au cours de la grossesse.
L'hydroxyzine est aussi couramment utilisée. Nous ne disposons pas de suffisamment d'information sur les risques tératogènes. Dans ce contexte il convient de s'abstenir de la prescrire pendant les trois premiers mois de la grossesse.

2 Diagnostic radiographique
Le seuil limite admissible est de 50 m Gy. Lors de la réalisation d'un cliché dentaire sur film standard, l'exposition du fœtus aux rayons ionisants est 500 000 fois plus faible. Dans le cas d'un cliché panoramique, cette exposition est 50 000 fois plus faible. De ce fait, la dose d'irradiation reçue est comparable à celle de l'exposition quotidienne au rayonnement naturel de fond.
L'association allemande de médecine dentaire et de stomatologie recommande quant à elle l'utilisation de films à haute sensibilité et du tube long cône à diaphragme rectangulaire, de même que des protections multiples contre les rayons (par exemple : tablier de plomb) ; selon les mêmes recommandations, le nombre de clichés doit être limité au strict minimum.
Les patientes enceintes présentent une sensibilité psychologique particulière. Il est important de leur expliquer que la dose d'irradiation est extrêmement réduite : 0,1  Gy pour un film dentaire rétro-alvéolaire, et 1  Gy pour un cliché panoramique.

3 Les différentes complications orales rencontrées au cours de la Grossesse
 Grossesse et santé parodontale
 La gingivite gravidique
L'imprégnation hormonale (augmentation des taux de progestérone et d'oestrogènes ) au cours de la grossesse est à l'origine d'une augmentation de la prévalence de la gingivite, Abraham-Inpijn L et al.
Ainsi une inflammation gingivale marquée est fréquemment observée au cours de la grossesse. La muqueuse buccale et notamment la gencive sont des tissus cibles pour les hormones sexuelles circulantes ce qui entraîne des modifications tissulaires importantes. La réponse inflammatoire gingivale est quelque peu exacerbée en présence de plaque bactérienne (biofilm).
L'obtention d'un contrôle de plaque approprié, associant le contrôle mécanique personnel (hygiène bucco-dentaire rigoureuse) au contrôle professionnel (détartrage soigneux) avec une périodicité adaptée au contexte reste la principale mesure de prévention. Le praticien pourra le cas échéant prescrire des agents qui agissent sur le développement de la plaque bactérienne (bains de bouche à la chlorhexidine à 0,12 % sans alcool par exemple).
 L'épulis gravidique
C'est une tumeur bénigne hyperplasique, apparaissant en général au cours du 3ème mois. Elle se présente sous la forme d'une hyperplasie gingivale, d'aspect rouge, souvent nodulaire ou ulcéreuse et pédiculée, localisée préférentiellement dans les espaces inter proximaux au niveau des incisives mandibulaires.
Elle disparaît spontanément après l'accouchement .
Son exérèse chirurgicale est envisagée quand celle-ci interfère sur la mastication ou lorsqu'elle gêne le brossage.
 Les parodontites et leurs possibles répercutions systémiques.
Le groupe de travail de l'ANAES (Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé) sur les parodontopathies recommande une surveillance particulière des femmes enceintes (accord professionnel). Selon eux, la découverte d'une parodontite nécessite la prise en charge et une surveillance obstétricale accrue car la maladie parodontale semble significativement associée à un risque de prématurité : naissance avant la 37ème semaine de gestation d'un nouveau né d'un poids inférieur à 2,5 kg.
Armitage GC recommande de dépister une parodontite avant toute grossesse. Si ce dépistage intervient en cours de celle-ci, seul un traitement a minima pourra être entrepris, Lopez NJ et al.
 Les lésions dentaires
 Les caries
" Un enfant , une dent "
Cette croyance s'explique par la modification du comportement alimentaire des futures mamans dont le régime devient parfois particulièrement cariogène.
Du fait de la survenue fréquente de nausées et de vomissements, certaines femmes sont contraintes à fragmenter au maximum leur alimentation. Ces comportements sont à l'origine d'une activité carieuse accrue.
De plus, la présence d'une gingivite responsable de gingivorragies au cours du brossage entraîne fréquemment une inadéquation de l'hygiène, ce qui aggrave le phénomène.
 Les érosions
La dissolution des tissus minéralisés est liée à l'attaque acide provoquée par les vomissements observés lors du 1er trimestre et aussi lors de reflux gastro-œsophagiens occasionnés par l'augmentation de la pression intra abdominale.
Le praticien doit conseiller :
• d'éviter tout brossage après un vomissement ou un reflux,
• de réaliser un rinçage à l'aide d'une solution à base de bicarbonate de sodium ou à défaut avec de l'eau courante,
• d'éliminer de l'alimentation les aliments trop acides afin de tamponner le pH.
La réalisation de gouttières de protection (mise en place avant le vomissement), de fluoration (assurant la reminéralisation des structures dentaires) peut être envisagée.
 Salivation excessive
Certaines femmes enceintes souffrent d'hypersialhorée qui les amène à consulter. Il n'existe pas à l'heure actuelle d'explication de ce phénomène, ni de véritable traitement.

4 Grossesse et soins bucco-dentaires
La période située entre le quatrième et le huitième mois est considérée comme la plus propice aux soins bucco-dentaires.
Les seuls soins invasifs réalisés sont les soins d'urgence, les traitements envisagés ont pour objet la maîtrise des pathologies infectieuses ou douloureuses évolutives ou risquant de le devenir.
Les traitements complexes (soins multiples - chirurgie - prothèses etc…) sont de préférence reportés après la naissance à la fois pour des raisons pratiques et pour des raisons techniques.
La réalisation de restaurations à l'amalgame ou leur dépose n'est pas souhaitable durant la grossesse (avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France). Le mercure passe la barrière placentaire et, bien qu'aucune étude ne prouve d'effets pathogènes sur le développement fœtal, la prudence veut qu'un autre type de matériau soit utilisé à titre définitif ou transitoire.
La dépose d'amalgame doit être faite sous digue, afin de minimiser les risques d'absorption des vapeurs de mercure.
De même l'utilisation de chewing-gum doit être déconseillée chez la femme enceinte présentant de nombreuses surfaces d'amalgame.

5 Grossesse, nutrition et incidences crânio-dento-faciales
La nutrition, apporte par le passage transplacentaire, les macro-nutriments ainsi que les vitamines et les minéraux, indispensables à l'édification dento-maxillaire qui commence dés la cinquième semaine in utero.
 La ration protéique doit permettre l'apport des acides aminés essentiels tels que la lysine et le tryptophane. Des encombrements dentaires (croissance maxillaire retardée), des éruptions retardées, des hypoplasies, des troubles de la dentinogenèse sont observés chez les enfants souffrant de malnutrition protéino-calorique .
 Les glucides doivent représenter 55 % de la ration calorique. L'apport de glucides rapidement assimilés (avec un index glycémique élevé), ne doit pas dépasser 10 %.
Pour la femme enceinte, un défaut d'apport glucidique entraîne un catabolisme des protéines au détriment de leur rôle plastique. Une diminution significative du poids de naissance de l'enfant est alors observée.
 Les lipides servent de transporteurs aux vitamines liposolubles A, D, E qui sont indispensables à une croissance crânio-faciale et à une odontogenèse harmonieuses.
Dans nos pays industrialisés le problème est principalement d'ordre qualitatif.
Des recherches récentes suggèrent que les maladies coronaires, l'hypertension artérielle et le diabète de type 2, prendraient leur origine lors du développement intra utérin. D'autres chercheurs ont montré qu'une déficience nutritionnelle altère l'activité de gènes à l'origine de complications périnatales, de malformations congénitales et de maladies dans la vie de l' adulte.
 Les micro-nutriments jouent un rôle essentiel dans le développement crânio-dento-facial .
Des carences maternelles en vitamine D, A, en folates et en fer sont succeptibles d'engendrer des troubles sévères du développement de l'enfant.
Les carences en vitamine D vont générer une perturbation importante de la minéralisation de l'émail et de la dentine qui présente de nombreux espaces inter globulaires, prédisposant la dent à une atteinte carieuse.
Les carences en vitamine A vont se matérialiser par une récurrence des hypoplasies et des fentes palatines.
Les carences en folates sont impliquées dans la survenue des malformations sévères du tube neural (encéphalocèle, spina bifida)
Dans les cas d'anémie ferriprive sévère, les carences en fer (hémoglobine

 
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