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| Posté le
20 juin 2008, à 18:24 par danou |
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bonjour,
j'ai reçu à ce jour un patient qui me déclare prendre du subutex qui est une substance de sevrage,et je soupçonne qu'en parallèle il continue de prendre des substances dites "drogues".Savez vous quelles sont les précautions à prendre dans ces cas un peu délicats,outre le fait de considérer qu'il est peut-être porteur du virus de l'hépatite?
Merci à tous
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| 1. | Posté le
20 juin 2008, à 19:23 par sasssoukiii |
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Le dentiste doit être sensibilisé que le fait que la cocaïne, au même titre que ses dérivés (crack, croak, ice), représente une menace qu’on ne peut ignorer lorsqu’il faut recourir à l’emploi d’un anesthésique avec vasoconstricteur.
La cocaïne est un alcaloïde qui fut abondamment utilisé dans le passé comme anesthésique local en ophtalmologie, en oto-rhino-larygolologie et en dentisterie. C’est un agent sympathomimétique ayant de puissants effets sur le système nerveux central, mais c’est plutôt son action profonde sur le système cardio-vasculaire qui nous concerne dans le contexte des interactions médicamenteuses en dentisterie.
Pour le dentiste, le risque d’une complication cardio-vasculaire est d’autant plus grand si par mégarde, une injection intra-vasculaire accidentelle d’anesthésique local contenant un vasoconstricteur survient lorsque le patient est encore sous l’effet de la drogue. La potentialisation de l’effet vasopresseur du vasoconstricteur peut non seulement provoquer une hausse subite et importante de la pression artérielle, mais les répercussions peuvent être catastrophiques (elle peut mener à l’ischémie cardiaque, l’arythmie ventriculaire, l’angine, l’infarctus du myocarde et dans les cas extrêmes, au décès par mort subite) si la concentration sérique de la drogue est à son maximum. Ce taux est généralement atteint dans les 30 minutes suivant la prise de la cocaïne, après quoi la concentration sérique diminue graduellement sur une période d’environ 2 heures. Il faut se méfier puisque cette durée d’action peut fort bien doubler ou tripler selon la voie d’administration. En effet ; des taux sériques de drogue ont été détecté jusqu’à 6 heures suivant l’inhalation par voie intra-nasale.
En raison des risques de complications graves sur le plan cardio-vasculaire, ces patients sont de véritables bombes à retardement. Il devient impératif sous le sceau de la plus stricte confidentialité, de s’informer de la prise de cocaïne ou de substance congénère, en prenant le soin d’expliquer pourquoi cette information est vitale dans le contexte des dangers que représente l’injection d’un anesthésique local.
Le dentiste doit donc s’abstenir d’employer un anesthésique local avec vasoconstricteur ou encore d’utiliser des cordes à rétracter imprégnées d’épiniphrine chez les patient ayant consommé de la cocaïne ou l’un de ses dérivés dans les 24 heures précédant un rendez-vous. Si un doute subsiste, les traitements être différés après en avoir discuté avec le patient.
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| 2. | Posté le
21 juin 2008, à 12:37 par youmer |
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chez quelqu'un qui prends des DROGUES, il faut toujours soupçonner non seulement l'hépatite virale mais toutes les maladies a transmission sexuelle a savoir Aids et la famille. la meilleur solution et de prendre tout le monde comme potentiel porteur de maladie infectieuse, pour évité la transmission vers les opérateurs et tras.croisées.
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| 3. | Posté le
27 juin 2008, à 13:30 par danou |
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je suis d'accord avec toi Youmer,c'est pour cela que je vais me rapprocher du médecin traitant,pour avoir des infos complémentaires pour le bien du patient,et pour être aussi peut-^tre plus vigilante,bien que celle ci doit être la même pour tout le monde.
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