Santé(pas très)clair : La réaction du responsable du Conseil de l’Ordre de la Dordogne

Par Frédéric BESSE le 16-06-2015

Ma chère consœur, mon cher confrère.

Ce jour Mardi 5 mai 2015, le conseil départemental de l’ordre, votre conseil de l’ordre, a été perquisitionné. Oui, je dis bien perquisitionné, deux policiers en civil, armés, cinq inspecteurs de la DGCCRF (répression des fraudes), notre secrétaire traitée comme une voleuse, téléphone bloqué, volets baissés, un vrai sketch. Comme si ce personnel, courtois au demeurant, ne pouvait être mieux employé ailleurs.

Drogue? Butin d’un braquage? Entreprise terroriste? Pas du tout, ces messieurs dames voulaient juste récupérer tous les mails et lettres dans lesquels je faisais mention … des dangers des réseaux de soins.

Oui, vous avez bien lu, les promoteurs des réseaux de soins, contrariés que j’aie pu (et j’en assume l’entière responsabilité) mettre mes confrères et consœurs en garde contre leurs réseaux de soins, ont sorti l’artillerie lourde, et fait intervenir une des polices politiques du gouvernement pour essayer de nous intimider.

Ils se sont surtout tiré une balle dans le pied, car qui, désormais, voyant cette réaction disproportionnée face à une simple mise en garde, qui aurait encore envie de faire partie de leurs réseaux? Imaginez-vous les méthodes qu’ils seront capables d’employer pour obliger les membres de leurs réseaux à baisser leurs prix? A acheter leurs matériaux ? A travailler avec leurs prothésistes ?

Qui pourrait croire désormais à leurs promesses doucereuses quand ils sont capables de déclencher des perquisitions simultanées dans cinq conseils de l’ordre, cinq syndicats dentaires (FSDL), des praticiens libéraux coupables d’engagement syndical, d’honnêtes marchands d’implants?

En se dévoilant avec autant de violence, en démontrant leur complicité coupable avec un gouvernement en perdition qui tache de sauver quelques idées « sociales » en faisant payer les professionnels de santé pour faciliter l’accès aux soins de tous, ces gens là montrent ce dont ils sont capables.

Mais ces manœuvres d’intimidations … ne m’intimideront pas. Je n’ai jamais eu de patron, ni de chef de service, ni de directeur, je n’ai jamais du obéir à quiconque, ce n’est pas à 55 ans que je vais me coucher devant des comportements dignes du KGB de la grande époque. Je vais devoir me battre, j’y laisserai certainement des cheveux, mais ils commencent à blanchir alors c’est moins grave, et pas mal de temps, mais je ferai tout mon possible pour que notre profession puisse continuer à s’exercer librement, hors de la main mise d’un état de plus en plus envahissant.

Et avec un peu de chance, j’aurai parfois de l’aide …

Frédéric Besse.

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