Accueil >
Se former
> Formation continue >
new38_small

Contribution de l’empreinte mixte en Prothèse Complète pour une préparation tissulaire aisée. Défaut de sustentation et de rétention

Par Farid BourkaÏb le 06-02-2002
Voir tous les articles de cet auteur

Introduction : Mme Dupont vient consulter pour un problème de blessures à répétition dans la région antérieure incriminant les bords de sa prothèse. L’interrogatoire fait apparaître que le traitement prothétique date de plus de 10 ans et aucun suivi n’à été mis en place pour améliorer la bonne tenue de cette prothèse dans le temps.

Introduction :

  • Mme Dupont vient consulter pour un problème de blessures à répétition dans la région antérieure incriminant les bords de sa prothèse .
  • L’interrogatoire fait apparaître que le traitement prothétique date de plus de 10 ans et aucun suivi n’à été mis en place pour améliorer la bonne tenue de cette prothèse dans le temps
  • L’examen clinique montre une arcade édentée très résorbée avec la présence d’une crête flottante dans toute sa partie antérieur, le bord prothétique antérieur ayant une action sécante du fait de l’insuffisance de rétention prothétique.

Procédure :

  • Espacement de l’intrados prothétique dans sa partie antérieure et sous évaluation périphérique des bords de la PAC sur environ 1mm.

  • La stabilité postérieure de la base prothétique est suffisante pour réaliser le Joint dit périphérique au moyen de pâte de Kerr.

Réflexions :

Ce type de traitement permet :

  • d’une part, d’éviter l’utilisation d’emblée des résines retard pour l’adaptation tissulaire et de recourir ensuite à une chirurgie de crêtes .En effet, les manipulations au fauteuil , le temps de la cicatrisation de la fibromuqueuse, le degré de compréhension et de participation du patient dans le traitement préalable, le coût, sont autant d’éléments à prendre en considération avant d’entreprendre le traitement prothétique d’usage .
  • d’autre part, d’assurer rapidement un bon confort pour le patient qui peut se permettre de se séparer provisoirement de cette prothèse et de réaliser dans de bien meilleurs conditions la phase chirurgicale si celle ci est indiquée.


Autres cas cliniques :

Le 1er temps consiste à enregistrer la partie postérieure ou la fibro-muqueuse est bien adhérente à l’os sous jacent au moyen ici de pâte à l’oxyde de zinc-eugénol afin d’assurer sustentation et rétention.
Le 2ème temps quant à lui reste plus délicat car il permet après avoir préparé une parfaite logette d’espacement d’environ 1,5 mm ( le matériau précédent est découpé de façon rectiligne au niveau de la berge existante par la logette d’espacement .
Les conditions fonctionnelles sont alors réunis (sustentation, rétention, et stabilisation )et elles peuvent maintenant nous permettre d’atteindre une bien meilleurs performance en jouant sur l’un ou l’autre de ces paramètres et ceci à partir de ces prothèses d’usage.
Une marche est alors matérialisée sur une hauteur constante de 1,5 mm dans l’intrados prothétique ) l’enregistrement de la zone antérieure sans compression de la crête flottante au moyen d’un polyether du type Imprégum ou mieux aujourd’hui de Permadyne bleue


Résultat :
Polymérisation terminée.
  • L’empreinte est considérée comme satisfaisante s’il existe une véritable solution de continuité entre les 2 matériaux.
  • L’empreinte est dite compressive dans la partie postérieure et mucostatique dans sa portion antérieure
  • En fait, ce procédé permet de fixer en quelque sorte la pathologie acquise dans la portion antérieure sans déplacement de la crête flottante et d’assurer une bonne sustentation et rétention de l’ensemble prothétique par la réalisation d’un joint périphérique, en donnant à la Prothèse un volume plus fonctionnel et par la même assurer le meilleur passage à la prothèse d’usage .

  • Polymérisation :

  • Il s’agit de traiter cette empreinte au laboratoire de prothèse de la même façon qu’une empreinte de réfection de base prothétique ( Obtention de surface dite stabilisatrice en fonction du nouveau volume et de la présence des dents prothétiques qui ne sont pas forcement bien situées dans l’espace .)
  • Mise en moufle.
  • Grattage et polissage.
Empreinte mixte à l’aide Impression paste et d’hydrocast.
Empreinte mixte à l’aide Impression paste et d’hydrocast.

Réflexions :

Ce type de traitement permet :

  • d’une part, d’éviter l’utilisation d’emblée des résines retard pour l’adaptation tissulaire et de recourir ensuite à une chirurgie de crêtes .En effet, les manipulations au fauteuil , le temps de la cicatrisation de la fibromuqueuse, le degré de compréhension et de participation du patient dans le traitement préalable, le coût, sont autant d’éléments à prendre en considération avant d’entreprendre le traitement prothétique d’usage .
  • d’autre part, d’assurer rapidement un bon confort pour le patient qui peut se permettre de se séparer provisoirement de cette prothèse et de réaliser dans de bien meilleurs conditions la phase chirurgicale si celle ci est indiquée.


Autres cas cliniques :

Autre cas clinique nous ayant orienté vers une réalisation prothétique classique,( Prothèse complète bi-maxillaire d’usage) pour lequel la procédure d’empreinte mixte à été décidée pour le maxillaire supérieur du fait de la présence d’une crête flottante antérieure de grand volume.
Les conditions fonctionnelles sont alors réunis (sustentation, rétention, et stabilisation )et elles peuvent maintenant nous permettre d’atteindre une bien meilleurs performance en jouant sur l’un ou l’autre de ces paramètres et ceci à partir de ces prothèses d’usage.

Conclusion :

  • Le traitement en Prothèse Totale est très souvent complexe car il doit tenir compte de paramètres subjectifs ( inconfort du patient lors des fonctions manducatrices, l’esthétique du visage, le coût des différents traitements déjà menés) et objectifs comme par exemple les irritations et blessures permanentes ou non, l’instabilité des prothèses sur leurs surfaces d’appui, etc. 
  • L’amélioration de la stabilité des prothèses oriente le plus souvent le praticien à recourir au Rebasage (ressemelage prothétique) sans toutefois tenir compte des conséquences des phénomènes de résorption osseuse.
  • Ce type de procédure peut nous permettre d’obtenir rapidement la confiance du patient et par la même, mettre en place un plan de traitement qui puisse lui permettre de mieux vivre à l’aide de leurs prothèses adjointes, ceci, à l’aube du 3ème millénaire,…. siècle de l’implantologie.
FavoriteLoadingAjouter aux favoris Partager à un ami
Voter
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles
Loading...
Partager

Envoyer un commentaire