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L’ostéopathie aujourd’hui ou comment tenter de mieux connaître l’approche ostéopathique ?

Par Jean Pierre Gardent le 06-03-2012
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Il y a fort longtemps que les hommes cherchent à rétablir la mobilité des articulations et des différents tissus du corps à l’aide de techniques manuelles.

Nous possédons un sarcophage du IIIème siècle avant JC illustrant une réduction du coude.

http://atmost-information.com

Dans le monde et particulièrement en Amérique latine, les "curanderos" font recettes. En France, les "rebouteux" ont eu et ont encore parfois leur heure de gloire notamment avec leurs techniques " au pouce " ( à l'aide des pouces).

Un pharmacien " Moneiyron" cherchait  l'harmonique des ligaments par des étirements pour permettre un relachement des contractures vertébrales.

Aujourd'hui, l'ostéopathie que nous pouvons définir comme la réharmonisation de l'ensemble des tissus du corps à l'aide de techniques manuelles, est issue de son fondateur, un médecin américain du nom de A.T. STILL. La première école d'ostéopathie ayant ouvert ses portes en 1874 aux US.

Il a structuré l'enseignement de l'ostéopathie à partir de principes et d'une pratique très précise.



1) La première vision de l'ostéopathie est la globalité du corps.

Il ne se passe rien au niveau du pied qui ne se manifeste au niveau de la colonne cervicale et du crâne. Et inversement !

En effet, le système nerveux a pour impératif de maintenir l'horizontalité du regard et les pieds au sol.

Tout déséquilibre qui intervient dans un point de la charpente musculo-squelettique du corps, va nécessiter une compensation et/ou une adaptation pour le respect de ces imperatifs.

La formation du professionnel permettra de connaître les lois qui président à cette adaptation et de dépister les compensations tout au long des chaines musculaires et articulaires.

Ainsi, une entorse de la cheville du 1er degré, apparemment simple, impliquera par exemple une restriction de mouvement au niveau du péroné, puis de la sacro-iliaque ( du même coté ou du coté opposé, une adaptation vertébrale, jusqu'à la relation cervico-occipitale). Ceci en fonction du shéma déjà adaptatif du sujet.

La déprogrammation sera d'autant plus facile que le traumatisme est le plus récemment détecté.

Nous percevons déjà le rôle de prévention de l'ostéopathie.

Nous apercevons l'intérêt d'une évaluation du corps après un accident, une chute de cheval, une grossesse ou tout autre incident de la vie quotidienne.

L'expérience m'a montré l'utilité incontestable de ce type de consultation autant pour le présent que pour l'avenir du sujet, ainsi que pour l'économie réalisée pour le système de santé.

Nous avons envisagé jusqu'alors l'unité biomécanique du corps en précisant l'intérêt de l'ostéopathie sous l'aspect d'un ensemble musculo-squelettique intéractif.

La globalité du corps est également largement influencée dans sa biochimie voire dans son alchimie par ce que le sujet absorbe au quotidien.

La façon dont il va se nourrir, la prise de medicaments ou encore la toxicité des matériaux qu'il peut avoir en bouche modifient assez considérablement la nature de ses tissus et de son métabolisme.

Il est fréquent de rencontrer en consultation des sujets intoxinés, malmenés dans leur métabolisme par des drogues diverses et variées et une alimentation aberrante.

A ce titre l'ostéopathie, et en particulier l'ostéopathie crânienne, a souvent un effet de drainage et de libération des barrières dans le corps.

Il est évident que le réglage alimentaire et l'ajustement métabolique proposés par l'endobiogénie s'avèrent indispensables et totalement complémentaires.

Enfin, dans cette perspective de l'approche globale du corps, l'action  du traitement manuel sur le psychisme et l'émotionnel de l'individu est parfois surprenante.

Il parait en effet logique qu'une rééquilibration globale de la physiologie soit un facteur de bien-être, de relaxation, de bonne humeur et puisse aider à améliorer certains états dépressifs.

Quant à l'ostéopathie, comme méthode anti-stress, nous pouvons attester de son efficacité quotidiennement. Ce qui en fait une médecine psychosomatique et nous fait entrer dans le deuxième principe de l'ostéopathie.



2) La structure agit sur la fonction et aujourd'hui nous pouvons ajouter que l'énergie agit sur la structure.

Chaque fois que la mobilité d'un tissu du corps est amélioré, la fonction correspondante s'en trouve améliorée.

Il est d'expérience courante que la perte de mobilité d'un étage de la colonne cervicale pourra déclencher une névralgie cervico-brachiale sur le territoire correspondant. Cela pourra perturber le fonctionnement de l'épaule, du coude ou de la main.

Nous connaissons l'aide que peut apporter l'ostéopathie dans ce type d'affection.

Non pas par des manipulations intempestives mais par un traitement adapté des différents tissus ainsi que par la compréhension globale du déséquilibre.

En effet, la douleur apparait rarement à l'endroit original de la perturbation. Il en est de même pour la région lombaire avec les perturbations à la marche et les douleurs correspondantes au territoire du nerf sciatique.

Nous pourrions évoquer également tous les troubles des fonctions correspondantes au nerfs trijumeau ( névralgies, migraines, etc...)

Ainsi toute perturbation de structure influence-t-il le fonctionnement correspondant.

D'autre part, nous connaissons l'importance du système neuro-végétatif et l'action de celui-ci sur les différents organes. Ainsi l'influence de la region dorso-lombaire sur tout l'abdomen ou encore du plexus lombo-sacré sur le système génito-urinaire.

L'expérience des traitements conjoints de l'ostéopathie et de l'endobiogénie nous a enthousiasmé bien souvent pour le bénéfice de tous et du patient en premier lieu.

L'harmonisation vertébrale, la recherche de la décongestion et de l'équilibration des différentes tensions et pressions abdominales ont favorisé grandement l'efficacité des traitements et l'amélioration du patient.


3) La troisième loi de l'ostéopathie est commune à toutes les medecines naturelles : la capacité d'autoguérison du corps.

Nous avons tout en nous pour guérir ! Nous avons en nous la maladie et son remède.

Pour moi, l'ostéopathie consiste essentiellement à rétablir la capacité du corps à retrouver son homéostasie.

Il s'agit bien entendu de lui redonner toute sa capacité d'adaptation au milieu extérieur; toutes ses marges d'auto-correction en fonction de l'amélioration de ses mécanismes physiologiques.

Nous connaissons aujourd'hui beaucoup l'influence des facteurs environnementaux sur l'organisme humain, ceux-ci allant jusqu'à modifier l'ADN... En ce sens, le renforcement de l'immunité  prend toute sa valeur et fait de l'ostéopathie une medecine bien moderne.


Mobilité lors de l’inspiration du duodénum, du foie et des reins



La connaissance de cette systémisation nous amènera à vérifier la mobilité de ces zones en fonction de la symptomatologie.

Partant de l'observation que le bon fonctionnement viscéral est lié à sa mobilité physiologique, à sa vascularisation et à son innervation correcte, les manoeuvres vont consister en :

-       une recherche de la mobilité physiologique

-       une action de décongestion veino-lymphatique du parenchyme

-       une recherche de la libération du passage de l'influx à la fois neurologique et sympathique.


Ce dit fonctionnement est équilibré à la fois par l'ortho-sympathique régi par la colonne vertébrale et le système para-sympathique géré par le système cranio-viscéral.

Sans oublier que le grand maître de l'équilibre viscéral est le diaphragme.

Tout choc, tout stress, toute compensation s'absorbe au niveau du diaphragme qui s'immobilise relativement en inspiration. Ce qui sidère à la fois le système vertebral et ralentit considérablement le pompage abdomino-pelvien ainsi que la biochimie de l'abdomen. Notamment, on assiste à une modification des précurseurs des neuro-transmetteurs directement en relation avec le cerveau. Citons une perturbation du cycle de la dopamine par exemple.Ce qui a valu à l'abdomen l'appelation de 2ème cerveau.

Ainsi, c'est toute la vie du sujet qui est immédiatement perturbé et nécessite tout un système adaptatif engendrant des dysfonctions, une dépense d'énergie considérable entamant chaque fois un peu plus son capital santé.

La situation évoluant alors à bas bruit vers une chronocité.

Il devient alors vulnérable au moindre incident de la vie courante  ( physique, psychique, chimique de l'environnement ) et il peut apparaitre une pathologie apparemment issue de nulle part; la plupart du temps loin de l'impact accidentel.



Cette impulsion d'une amplitude de 5m, présente une certaine force et un rythme de 8 à 12 mouvements / minute. Il est different du rythme cardique et du rythme respiratoire.

Son rôle de propulsion du LCR dans le crâne et dans tout le corps lui confère une importance de premier plan dans la physiologie.

Son véhicule se trouve être la dure-mère puis les microtubules au sein du conjonctif dans le corps.

Il transforme le corps en un système hydropneumatique vivant, protecteur et nutritionnel ( tous les metabolites, tous les produits hormonaux, tous les échanges transitent à travers lui...).

Les " scientifiques " ont longtemps niés son existence. Aujourd'hui les recherches les plus poussés  dans le monde  ont permis de rétablir la vérité.

En 1982, le docteur John Upledger, neurochirurgien de formation , créateur d'un des plus célèbres instituts d'ostéopathie aux USA, lance une étude sur 41 enfants autistiques. Elle montrera à la fois l'influence des facteurs environnementaux, des carences en oligo-éléments et des effets de l'ostéopathie crânienne sur ce type d'enfant.

Aujourd'hui, un hôpital de New-York, leader dans le traitement et la réhabilitation des patients atteints de cancers ORL, expériemente l'effet de l'ostéopathie crânienne dans la récupération de l'élasticité des tissus, la résorbtion des cicatrices et l'amélioration de l'état général après des radiothérapies et de la chirurgie ORL en particulier.

En matière d'ostéopathie cranienne, les expériences les plus parlantes pour moi sont le traitement des bébés et des enfants. J'ai l'opportunité de traiter de très nombreux enfants avec des pathologies motrices ou cérébrales lourdes. Les résultats à la fois sur la facilitation  de la rééducation motrice ( les rééducateurs en attestent) et sur le plan de l'éveil sont tout à fait significatifs dans le temps et ne sont pas de simples coincidences.

Dans cette perspective de globalité, il est évident pour moi que tout traitement ostéopathique doit comporter une réharmonisation de l'ensemble intéractif des différents tissus du corps à l'aide de différentes techniques ( structurelles, viscérales, crâniennes) à doser selon la patient et le moment du patient.

Les indications  de l'ostéopathie sont larges mais il existe des contre-indications absolues. Citons les cancers, les fractures, les épisodes aigus des rhumatismes inflammatoires, les maladies infectieuses, les états fébriles, etc...

Sa pratique est basée sur des principes avec des indications et des contre-indications codifiées dans ses techniques.

L'ostéopathie est aujourd'hui pratiquée par 12 000 thérapeutes ( nous étions 300 en 1982 ) comme un art fascinant avec des mains qui voient.

Pour moi après trente ans d'exercice, c'est une expérience de vie magnifique et une recherche incessante à partager.

Pour exemple, le foie, tellement important est directement rattaché à la colonne vertébrale ( ligament falciforme ). Nous connaissons tous les effets de la grossesse sur la colonne vertébrale, la posture, et le soulagement que nous pouvons apporter aux sciatalgies par un traitement ostéopathique bien conduit ainsi que la facilitation à l'accouchement dans le respect absolu de la physiologie et sans aucun effet iatrogène.

Enfin, la sphère viscérale est très richement parcouru par tous les capteurs du système neuro-végétatif chargé de la régulation et de l'adaptation automatique des organes.

Ce système émerge aux différents étages vertébraux où toute perte de mobilité vertébrale peut engendrer des perturbations des organes.

Nous connaissons les troubles du rythme cardiaque issu possiblement de la zone T4, les troubles de l'estomac issu de la zone T5 T6 ou les dysfonctions intestinales et abdominales de la zone dorso-lombaire.

 

La connaissance de cette systémisation nous amènera à vérifier la mobilité de ces zones en fonction de la symptomatologie.

Partant de l'observation que le bon fonctionnement viscéral est lié à sa mobilité physiologique, à sa vascularisation et à son innervation correcte, les manoeuvres vont consister en :

-       une recherche de la mobilité physiologique

-       une action de décongestion veino-lymphatique du parenchyme

-       une recherche de la libération du passage de l'influx à la fois neurologique et sympathique.


Ce dit fonctionnement est équilibré à la fois par l'ortho-sympathique régi par la colonne vertébrale et le système para-sympathique géré par le système cranio-viscéral.

Sans oublier que le grand maître de l'équilibre viscéral est le diaphragme.

Tout choc, tout stress, toute compensation s'absorbe au niveau du diaphragme qui s'immobilise relativement en inspiration. Ce qui sidère à la fois le système vertebral et ralentit considérablement le pompage abdomino-pelvien ainsi que la biochimie de l'abdomen. Notamment, on assiste à une modification des précurseurs des neuro-transmetteurs directement en relation avec le cerveau. Citons une perturbation du cycle de la dopamine par exemple.Ce qui a valu à l'abdomen l'appelation de 2ème cerveau.

Ainsi, c'est toute la vie du sujet qui est immédiatement perturbé et nécessite tout un système adaptatif engendrant des dysfonctions, une dépense d'énergie considérable entamant chaque fois un peu plus son capital santé.

La situation évoluant alors à bas bruit vers une chronocité.

Il devient alors vulnérable au moindre incident de la vie courante  ( physique, psychique, chimique de l'environnement ) et il peut apparaitre une pathologie apparemment issue de nulle part; la plupart du temps loin de l'impact accidentel.



-       L'ostéopathie crânienne issue de W.G Sutherland : Qu'en est-il ?

L'ensemble  des tissus du corps n'est pas immobile. L'observation, pour Sutherland, des os d'un crâne sec l'a interpellé

En effet, la jonction des os du crâne n'est pas linéaire mais finement ciselée avec de notables differences selon les endroits et des changements de biseaux.

Il en a conclu que cette structure témoignait d'un mouvement responsable de cette architecture.

Après de multiples experimentations, il a détecté une impulsion rythmique qui apparait au 5ème mois de gestation et disparait quelques temps après la mort physique.

Il l'a appelé " CRI" ( cranial rythmic impulse ). Nous l'avons traduit par Respiration Primaire.

Cette impulsion d'une amplitude de 5m, présente une certaine force et un rythme de 8 à 12 mouvements / minute. Il est different du rythme cardique et du rythme respiratoire.

Son rôle de propulsion du LCR dans le crâne et dans tout le corps lui confère une importance de premier plan dans la physiologie.

Son véhicule se trouve être la dure-mère puis les microtubules au sein du conjonctif dans le corps.

Il transforme le corps en un système hydropneumatique vivant, protecteur et nutritionnel ( tous les metabolites, tous les produits hormonaux, tous les échanges transitent à travers lui...).

Les " scientifiques " ont longtemps niés son existence. Aujourd'hui les recherches les plus poussés  dans le monde  ont permis de rétablir la vérité.

En 1982, le docteur John Upledger, neurochirurgien de formation , créateur d'un des plus célèbres instituts d'ostéopathie aux USA, lance une étude sur 41 enfants autistiques. Elle montrera à la fois l'influence des facteurs environnementaux, des carences en oligo-éléments et des effets de l'ostéopathie crânienne sur ce type d'enfant.

Aujourd'hui, un hôpital de New-York, leader dans le traitement et la réhabilitation des patients atteints de cancers ORL, expériemente l'effet de l'ostéopathie crânienne dans la récupération de l'élasticité des tissus, la résorbtion des cicatrices et l'amélioration de l'état général après des radiothérapies et de la chirurgie ORL en particulier.

En matière d'ostéopathie cranienne, les expériences les plus parlantes pour moi sont le traitement des bébés et des enfants. J'ai l'opportunité de traiter de très nombreux enfants avec des pathologies motrices ou cérébrales lourdes. Les résultats à la fois sur la facilitation  de la rééducation motrice ( les rééducateurs en attestent) et sur le plan de l'éveil sont tout à fait significatifs dans le temps et ne sont pas de simples coincidences.

Dans cette perspective de globalité, il est évident pour moi que tout traitement ostéopathique doit comporter une réharmonisation de l'ensemble intéractif des différents tissus du corps à l'aide de différentes techniques ( structurelles, viscérales, crâniennes) à doser selon la patient et le moment du patient.

Les indications  de l'ostéopathie sont larges mais il existe des contre-indications absolues. Citons les cancers, les fractures, les épisodes aigus des rhumatismes inflammatoires, les maladies infectieuses, les états fébriles, etc...

Sa pratique est basée sur des principes avec des indications et des contre-indications codifiées dans ses techniques.

L'ostéopathie est aujourd'hui pratiquée par 12 000 thérapeutes ( nous étions 300 en 1982 ) comme un art fascinant avec des mains qui voient.

Pour moi après trente ans d'exercice, c'est une expérience de vie magnifique et une recherche incessante à partager.

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