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Prévention des résorptions radiculaires en orthopédie-dento-faciale :

Par Olivier Sandid, Thierry Madar le 05-01-2007  

Le traitement orthodontique peut provoquer des lésions des tissus mous et des tissus durs, dites « lésions iatrogènes ». Un traitement bien conduit et une bonne coopération du patient permettent d’éviter ces problèmes.

Apex émoussé, suite à une reprise de traitement.
Encoche sur le cément avec résorption en nappe, suite à un traumatisme sur les incisives.
La connaissance du risque constitue l'élément essentiel de sa prévention.

A - L'aspect histologique :

Le cément est beaucoup moins dur à l’apex qu’au collet, ce qui explique la localisation plus fréquente des rhizalyses à ce niveau, c’est l’endroit ou s’exerce le maximum de force lors des mouvements de version et d’ingression.

Le déplacement dentaire n’est possible que si le seuil de résorption radiculaire est supérieur au seuil de résorption osseuse.

La résorption se manifeste sous deux formes marginale ou apicale :
- Marginale en dent de scie, la réparation est plus facile.
- Apicale en demie lune, il n’y a aucune cicatrisation.

La résorption se traduit par une simple encoche sur le cément,  une résorption en nappe, un apex émoussé, des résorptions radiculaires latérales au delà de 4 mm.
Résorption en demie lune de la 22. La 12 a été extraite pour cause de mobilité accrue.

 

B - Les facteurs de risque et la prévention :



Racines en pipette.
Longueur radiculaire courte défavorable avec des larges couronnes et pulpes, racines triangulaires.
- Certaines affections générales : prédisposent le patient à des résorptions radiculaires, l’asthme, les allergies, les troubles de croissance, les troubles endocriniens ou systémiques, diabète,….

- Facteurs génétiques : les patients présentant des antécédents familiaux de résorption radiculaire.

- Les résorptions radiculaires sont plus fréquentes chez l’adulte que chez l’enfant, elles augmentent avec l’âge.

- Chez le même patient, certaines dents sont plus soumises à des résorptions radiculaires (incisives supérieures).

- Le sexe : elles sont plus fréquentes chez les filles.

-La longueur et la forme radiculaire : les racines courtes et en pipettes, les coudures radiculaires, la proximité radiculaire de la corticale, une large couronne et pulpe dentaire avec racine trapue ..

Coudure radiculaire au niveau de la 12
- L’intensité des forces orthodontiques : il est recommandé d'utiliser des forces bioprogressives légères et de courte durée en arc droit, la force optimale pour chaque catégorie de dents doit être égale à 23 g par cm carré de surface radiculaire ( égale à la pression des capillaires sanguins.)

Les forces lourdes provoquent plus de cratères de résorption, diminuent plus le calcium et le phosphore dans le cémént, le fluor semble diminuer le risque de résorption.

- La maîtrise des mouvements dentaires : le mouvement de version entraîne une concentration des zones de pressions au niveau apical.

Le mouvement de torque : la zone de pression se trouve dans le tiers moyen radiculaire, ensuite elle se manifeste ou niveau de l’apex.
Le mouvement d’ingression : la pression est concentrée au niveau de l’apex.

L’utilisation des arcs rectangulaires et les élastiques de classe II augmentent le risque de résorption.

L’utilisation des appareils mobiles et fonctionnels entraînent moins de résorptions radiculaires que celle des appareillages fixes; les mouvements radiculaires ne sont pas les mêmes. Les forces extra-orales entraînent également des résorptions radiculaires.
Apparition de résorption après reprise d’un traitement orthodontique.
C- Les signes cliniques :


Risque de résorption radiculaire par interférence radiculaire.
Désinclusion canine.
Risque de résorptions radiculaires.Transpositions de 22 et 23. Déplacement important des dents.
- L’intensité des forces orthodontiques : il est recommandé d'utiliser des forces bioprogressives légères et de courte durée en arc droit, la force optimale pour chaque catégorie de dents doit être égale à 23 g par cm carré de surface radiculaire ( égale à la pression des capillaires sanguins.)

Les forces lourdes provoquent plus de cratères de résorption, diminuent plus le calcium et le phosphore dans le cémént, le fluor semble diminuer le risque de résorption.

- La maîtrise des mouvements dentaires : le mouvement de version entraîne une concentration des zones de pressions au niveau apical.

Le mouvement de torque : la zone de pression se trouve dans le tiers moyen radiculaire, ensuite elle se manifeste ou niveau de l’apex.
Le mouvement d’ingression : la pression est concentrée au niveau de l’apex.

L’utilisation des arcs rectangulaires et les élastiques de classe II augmentent le risque de résorption.

L’utilisation des appareils mobiles et fonctionnels entraînent moins de résorptions radiculaires que celle des appareillages fixes; les mouvements radiculaires ne sont pas les mêmes. Les forces extra-orales entraînent également des résorptions radiculaires.
Respiration buccale : favorise l’apparition des résorptions radiculaires.
Pulsion linguale et interposition favorisant la résorption radiculaire.
- Les troubles fonctionnels augmentent le risque : les respirateurs buccaux, les patients qui ont des troubles de déglutition, succion digitale, les praxies..

Dents surnuméraires
Agénésies multiples
- Facteurs traumatiques : une corrélation a été mise en évidence entre les traumatismes dentaires et le degré de résorptions radiculaires.

Facteurs radiculaires et idiopathiques : chaque patient à un potentiel de résorption radiculaire d’origine traumatique ou idiopathique. On observe des résorptions radiculaires sur les dents enclavées et les dents incluses. Une relation a été mise en évidence entre agénésies multiples et résorptions radiculaires.

C- Les signes cliniques :


Ils sont pauvres : à part la mobilité. Il n'y a pas de douleur.
La lésion est définitive. Elle peut diminuer la longueur de la racine de quelques dixième de mm jusqu'à la moitié….

Seules les radiographies (panoramique ou long cône) régulières peuvent aider à dépister une résorption ou à surveiller son évolution. Une radio panoramique est nécessaire à partir du 9ème mois du traitement orthodontique et ensuite tout les ans et en fin de traitement.

Tester la mobilité :
test à faire pour les dents suspectées.
Signe d'alarme : une dent qui ne se déplace plus et n'est plus douloureuse peut signifier un début de résorption.
D- Attitudes thérapeutiques :
 
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