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Retrouver le sourire en 3D

Par Yassine Harichane, Carlos Sfeir le 11-10-2016  

Le numérique a pris une place incontournable dans notre vie personnelle et professionnelle. Il n’est plus étonnant de voir une personne âgée discuter en visioconférence avec ses petits-enfants ou encore d’enregistrer ses paramètres de course en allant faire son footing du dimanche matin. La dentisterie n’est pas en reste, l’innovation a rendu la pratique plus confortable pour le patient et le praticien. De l’empreinte à la pose, chaque étape d’un traitement dentaire a été optimisée grâce aux technologies numériques. Précision, confort et qualité sont devenus les maîtres mots des restaurations d’aujourd’hui.

Remarques

Pour visionner les figures 1 à 8 vous devez porter des lunettes en 3D anaglyphe (lunettes cyan-rouge, en vente sur internet pour moins de 2€ livraison comprise). Pour visionner les figures 9 à 16 vous devez porter un casque VR (Virtual Reality, en vente sur internet pour moins de 20€ livraison comprise) et un smartphone. Pour visionner les figures 17 à 24 vous devez être équipé d’un téléviseur qui supporte le format 3D SBS (Side-By-Side). Toutes les images ont été modifiées informatiquement pour optimiser la vision stéréoscopique.

 

Les restaurations indirectes sont des traitements réalisés quotidiennement au cabinet dentaire et qui concernent la grande majorité de nos patients. Naturellement, le numérique s’est penché sur la discipline pour la rendre plus efficace. Prenons le cas d’une restauration à l’amalgame d’argent (figure 1). Inesthétique, expansion de prise, libération d’ions métalliques, les défauts ne manquent pas. De plus en plus de patients sollicitent leur praticien pour une alternative saine. L’indication d’une restauration indirecte devient évidente lorsque la taille de la cavité est importante et/ou la solidité de la dent est mise en jeu.

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Fig.1 Situation clinique pré-opératoire

Après dépose de l’amalgame en cause (figure 2), force est de constater que la structure de la dent a été affaiblie : tatouage dentaire, fêlures et perte de substance pour ne citer que les plus fréquentes. Heureusement pour le patient, le praticien va rétablir la fonction et l’esthétique en quelques clics.

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Fig. 2 Dépose de l’ancienne restauration

L’empreinte optique est plébiscitée par rapport à l’empreinte physico-chimique, plus personne ne veut revenir en arrière que ce soit le patient ou le praticien. Finie la sensation de nausée avec des matériaux au goût douteux, la prise d’empreinte se fait désormais avec une caméra intrabuccale (figure 3).

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Fig. 3 Caméra intrabuccale

Chaque recoin de la mâchoire, chaque face distale d’une dent, chaque paroi d’une cavité ne pourront plus se cacher. L’outil informatique permet de visualiser la dent sous toutes ses coutures (figure 4). De la même façon que le courrier électronique a pris le dessus sur le courrier postal, l’empreinte dentaire est désormais envoyée au prothésiste par voie électronique. Les retards de livraison et les variations dimensionnelles dans le temps des empreintes conventionnelles ne sont plus que des mauvais souvenirs.

La conception de la restauration devient artistique et raisonnée. Le dentiste devient artiste dentaire, il dessine virtuellement la dent avec ses cuspides et ses sillons, non pas avec un pinceau mais avec une souris (figure 5). Ensuite, l’intégrité fonctionnelle du projet prothétique est contrôlée : épaisseur minimale de matériau, occlusion dynamique et statique sont des paramètres quantifiables avec précision.

Le passage de la simulation en 2D à la pièce prothétique en 3D va se concrétiser par l’usinage d’un bloc de céramique (figure 6).

Fig. 4 Empreinte optique
Fig. 5 Simulation du projet prothétique
Fig. 6 Bloc de céramique

L’information est transmise à une usineuse qui va tailler dans la masse un bloc en suivant le tracé directeur défini en amont. Chaque courbe et chaque angle sont reproduits fidèlement, il en résulte non pas une prothèse mais une sculpture naturelle. Le maquillage vient apporter la touche finale à la restauration qui est devenue une oeuvre d’art.
Que ce soit dans la journée ou lors d’une séance différée, la pose n’est plus qu’une simple formalité. Grâce à la chaîne numérique, l’insertion de la restauration dans la cavité se fait sans forcer et sans retouches (figure 7). Le praticien est plus confiant et le patient le ressent. D’un point de vue fonctionnel, la restauration s’intègre parfaitement à l’arcade, il n’est pas utile de faire de retouches des dents adjacentes ou de l’antagoniste. Du point de vue esthétique, le choix du matériau et le maquillage rendent le mimétisme saisissant pour le patient (figure 8).

Fig. 7 Essayage de la restauration indirecte
Fig. 8 Situation clinique post-opératoire

La technologie n’est valide que si elle est accessible à tous. L’ergonomie et l’intuitivité de la chaine numérique peuvent être maitrisé par tous les praticiens sans forcément être un geek en informatique. De l’étudiant en dentaire au vieux briscard de la dentisterie, tout le monde peut s’approprier les innovations technologiques pour délivrer au patient un traitement responsable et éthique. Le cas clinique décrit ici simplement montre à travers une situation pluriquotidienne que le numérique s’intègre parfaitement dans un exercice moderne et en en harmonie avec la santé du patient. L’image de marque du cabinet est valorisée et la visite chez le dentiste devient une expérience satisfaisante pour le patient.

Pour visionner les figures 9 à 16 vous devez porter un casque VR (Virtual Reality, en vente sur internet pour moins de 20€ livraison comprise) et un smartphone.

Fig. 9 Situation clinique pré-opératoire
Fig. 10 Dépose de l’ancienne restauration
Fig. 11 Caméra intrabuccale
Fig. 12 Empreinte optique
Fig. 13 Simulation du projet prothétique
Fig. 14 Bloc de céramique
Fig. 15 Essayage de la restauration indirecte
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Fig. 16 Situation clinique post-opératoire

Pour visionner les figures 17 à 24 vous devez être équipé d’un téléviseur qui supporte le format 3D SBS (Side-By-Side). Toutes les images ont été modifiées informatiquement pour optimiser la vision stéréoscopique

 

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Fig. 17 Situation clinique pré-opératoire

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Fig. 18 Dépose de l’ancienne restauration

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Fig. 19 Caméra intrabuccale

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Fig. 21 Simulation du projet prothétique

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Fig. 22 Bloc de céramique

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Fig. 23 Essayage de la restauration indirecte

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Fig. 23 Essayage de la restauration indirecte

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Fig. 24 Situation clinique post-opératoire

 

Assistez à la première Conférence Dentaire en 3D au Monde : Jeudi 3 Novembre 2016 20h au Cinéma PATHE Le Mans. Inscriptions sur www.DD3D.fr

Article écrit en collaboration avec Carlos SFEIR.

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2 commentaires au sujet de “Retrouver le sourire en 3D

  1. Photo du profil de cabinetdentaire.lecorail@orange.frThierry RENEVIER.

    Aie, voilà le genre d’article à ne pas mettre entre toutes les mains … quid des préparations PAG pour ces techniques CFAO ? structure de l’email des molaires et des contraintes occlusales ?
    Non, la CFAO n’est pas aussi simple à pratiquer , il faut aussi maîtriser les préparations et le collage et sortir des dogmes des préparations cavitaires de BLACK comme celle de l’article sous peine de fracture du matériau ou de l’émail ( ce qui aboutit aux célèbres ” le cerec ou autre ça casse – c’est moche – ça colle pas)
    La CFAO c’est aussi simple que les implants ….. mais faut se former

    Th, qui pense que rien n’est mieux qu’une dent ! et vive la prévention …

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