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Les séquelles des traumatisme de l’incisive permanente : Importance du suivi

Par Arabelle Gouvernaire le 06-02-2002
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Chez l’enfant, tout traumatisme de l’incisive permanente, quel que soit le degré d’importance clinique présenté, (même une simple contusion…) revêt un caractère d’urgence le jour de l’accident. Il doit être l’objet par la suite d’une surveillance clinique et radiologique particulièrement rigoureuse afin de prévoir, gérer et surtout limiter les séquelles.

Enfant de 7 ans ½. Rétro-alvéolaire de 11 et 21 en voie d’éruption.

Toutes nos thérapeutiques sont destinées dans un premier temps à maintenir vivante la pulpe de ces dents traumatisées afin que se poursuivent physiologiquement l’édification radiculaire et la fermeture apicale.

Chez l’enfant, tout traumatisme de l’incisive permanente, quel que soit le degré d’importance clinique présenté, (même une simple contusion…) revêt un caractère d’urgence le jour de l’accident. Il doit être l’objet par la suite d’une surveillance clinique et radiologique particulièrement rigoureuse afin de prévoir, gérer et surtout limiter les séquelles.

Les incisives permanentes de nos jeunes patients sont immatures :

  • Les racines sont courtes, en voie d’édification (1/3 à 2/3 de la longueur au moment de l’éruption)
  • Le ligament est lâche, immature, ses différents groupes de fibres se mettant en place au fur et à mesure de l’édification radiculaire.

Ces deux particularités expliquent la fréquence des luxations et subluxations de la dent permanente immature nécessitant une gestion immédiate par contention.

  • Les parois radiculaires sont fines
  • L’apex est béant, pas encore fermé.
Enfant de 8ans : dyschromie légère de la 11 après choc survenu 6 mois auparavent. La dent est nécrosée. Ce type de changement de teinte n’est pas systématique lors de la nécrose d’une incisive permanente immature.
Enfant de 10 ans : 11 et 21 présentent leur bord libre fracturé. Aucune gestion du traumatisme n’a été effectuée. Un traitement d’orthodontie a même été entrepris sans aucun contrôle préalable alors qu’une parulie est présente en regard de la 11, signe de sa nécrose… Il n’y a pas de dyschromie.
Une mauvaise évaluation du traumatisme, une prise en charge insuffisante, un suivi clinique absent, conduisent rapidement à l’apparition de séquelles difficiles à gérer par le praticien. Ces séquelles auront des conséquences non négligeables sur la pérennité de ces dents traumatisées.

Il est important aussi d’expliquer aux parents l’importance de ce suivi. Ils sont les garants, tout comme le praticien, d’une bonne gestion des traumatismes.
Enfant de 11 ans : rétro-alvéolaire effectuée lors d’une 1ère consultation. La 11 fracturée et reconstituée 3 ans plus tôt n’a pas été contrôlée régulièrement. Suite à la nécrose il y a eu arrêt de l’édification radiculaire, lésion apicale et péri-radiculaire.
Enfant de 10 ans : important trauma de la 11, 2 ans plus tôt. Les parents n’ont pas compris l’importance du suivi et ont amené l’enfant en consultation car la dent traumatisée a légèrement égressé. L’examen radiographique met en évidence une lésion apicale et des zones de résorption radiculaire déjà très avancées.

Jeune femme de 25 ans : fracture coronaire de la 22 à l’âge de 9 ans. Une importante lésion apicale s’est développée secondairement à la nécrose de la dent. La 22 était immature lors de la nécrose, l’apex est donc béant et les parois radiculaires fines.

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