L’implantologie dentaire : c’est la fixation dans l’os d’une racine artificielle en titane qui, émergeant de la gencive supportera une dent (ou élément) prothétique. Le succès est obtenu d’une part avec des investigations radiologiques très précises (scanner) et d’autre part grâce à l’application d’une méthode rigoureuse.
MISE EN PLACE DE L’IMPLANT

Cette phase consiste à ouvrir la gencive et à insérer l’implant dans l’os. La gencive est ensuite refermée autour de l’implant laissant dépasser une vis.

Une période d’attente permet l’OSTEOINTEGRATION, elle varie de 2 à 4 mois. L’os vient coloniser l’implant pour y adhérer fortement. Une prothèse provisoire peut être mise en place pendant cette période.

L’implant peut ne pas s’ostéointégrer, il devient mobile et douloureux, il faut impérativement l’enlever. On attendra plusieurs semaines de cicatrisation et on pourra alors reposer un autre implant.

Plusieurs facteurs d’ordre général peuvent empêcher cette intégration dans l’os:
-un diabète trop important non équilibré
-une mauvaise hygiène dentaire
-une consommation importante de tabac: à partir de 15 cigarettes par jour, le risque d’échec est multiplier par 3.5

A propos, qu’y-a-t-il dans une cigarette?  cliquez ça vaut la peine !

Trois dents sont manquantes au maxillaire inférieur.

Trois implants sont posés dans l’os et mis en nourrice pendant 3 à 5 mois.

L’intervention dure entre 1h et 1h30 selon le nombre d’implants. Dans la plupart des cas, elle est simple et non traumatique. Elle se fait sous anesthésie locale.

Les fils sont retirés à 8 jours.

Après l’ostéointégration, les implants sont prêts à recevoir la prothèse.

Pose des inlay-cores (pièce intermédiaire) vissés dans le corps de l’implant.

Pose du bridge de 3 éléments scellé sur les inlay-cores.

Dans certains cas, il peut être nécessaire de réaliser une chirurgie parodontale (greffe, réaménagement de la gencive autour de l’implant) afin d’améliorer l’esthétique.

Il peut aussi y avoir un deuxième temps opératoire que l’on appelle « mise en fonction »: lors de la pose de l’implant dans l’os, la gencive est refermée par dessus de manière à le laisser en  » couveuse  » pendant 2 à 4 mois.

LA PROTHESE SUR IMPLANT

Une empreinte permettra de reproduire d’une façon très précise sur un modèle de laboratoire, la position des implants.

A partir de ce modèle, le laboratoire de prothèse réalise la dent artificielle qui sera vissée soit directement sur l’implant, soit scellée sur une pièce intermédiaire (inlay-core).

Voici l’illustration en image:

Il manque la première molaire inférieure

Il manque la première molaire inférieure.

L’implant est posé, la gencive est refermée autour de l’implant.

Radiographie montrant l’implant posé.

Deux à quatre mois plus tard, l’inlay core est vissé dans l’implant….

… et la couronne est scellée sur l’inlay core.

Radiographie montrant l’implant en place avec l’inlay-core et la couronne.

Les prix : aucun remboursement par la Sécurité Sociale.

 Minimum €Maximum €
Implant5001500
Mise en fonction (par implant)70150
Inlay-core sur implant250700
Couronne sur implant6901300


Principales indications des implants dentaires

Remplacement d’une dent unitaire (pas de mutilation des dents voisines)

Remplacement d’une dent unitaire (pas de mutilation des dents voisines)

Il peut y avoir une prise en charge de la prothèse sur implant par la Sécurité Sociale : SPR 30 qui correspond à un Tarif de Convention de 64,50 euros.

Remplacement d’une dent unitaire (pas de mutilation des dents voisines)

Remplacement d’une dent unitaire (pas de mutilation des dents voisines)

Remplacement de plusieurs dents manquantes par un bridge sur implants (évite l’appareil amovible) (dessins Nobel Biocare)

Remplacement de plusieurs dents manquantes par un bridge sur implants (évite l’appareil amovible) (dessins Nobel Biocare)

Les implants peuvent servir à stabiliser un appraeil amovible au maxillaire supérieur comme au maxillaire inférieur.

Deux techniques sont possibles:(cliquez sur les liens pour lire les articles)

La chirurgie implantaire est actuellement bien codifiée. Les taux de succès sont très élevés et augmentent sans cesse avec les progrès de la recherche.

Dans tous les cas, le résultat définitif dépend du savoir faire du chirurgien et de sa connaissance approfondie du territoire implantable, mais aussi des facteurs locaux (quantité et qualité de l’os) et généraux (pouvoir de cicatrisation et état de santé du patient).

En cas de déficit osseux et pour les plus motivés, une greffe osseuse permettra de résoudre le problème de l’insuffisance de capital osseux .

Il est possible de proposer différentes techniques de reconstruction osseuse maxillaire permettant de poser des implants dans des conditions satisfaisantes.

Les greffes osseuses :  cliquez ici.