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Étude : les Français et leur santé bucco-dentaire

Étude Par Dentalespace le 11-02-2016

Depuis mars 2015, le Conseil National de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes se mobile dans le monde afin que chacun ait accès à des soins bucco-dentaires de qualité. Grâce  à la campagne de communication « Sauvons Nos Dents », plus de 40 000 praticiens ont pût parler de leurs préoccupations, hélas fondées. En effet, lors du Grenelle de la Santé Bucco Dentaire, qui s’est tenu le jeudi 28 janvier 2016, une étude menée par l’ONCD a été dévoilée. Elle porte sur la relation patient/dentiste, le budget dentaire, les nouvelles technologies. Voici ce qui en est ressorti :

etude dentaire

Image favorable aux praticiens

Selon cette étude, le bilan est plutôt positif en ce qui concerne l’image que les Français ont de leur chirurgien dentiste : ils se disent confiants sur le siège du cabinet, apprécient leurs compétences et chérissent leur liberté de pouvoir choisir eux-mêmes qui s’occupera de leurs gencives en très grande majorité (94%). Ainsi, ils rejoignent la volonté et les objectifs de l’Ordre, qui tend à protéger le maintien de ce choix et de l’indépendance professionnelle des praticiens. Cette loi n’est sans doute pas étrangère au taux de satisfaction des patients après une visite dentaire, qui s’élève à 95%.

Seulement 1 Français sur 3 identifie son praticien comme un « chirurgien-dentiste », alors que plus de 40 000 exercent en France, munis d’un Doctorat en Chirurgie Dentaire. 2 Français sur 3 déclarent avoir consulté leur dentiste il y a moins d’un an, 8 sur 10 il y a moins de 2 ans. Parmi ces patients, 41% affirment avoir consulté leur praticien plusieurs fois dans l’année. On constate que les femmes consultent plus que les hommes, et que 4 Français sur 10 se rendent chez un professionnel pour une visite de routine : examen de la bouche et détartrage. Les autres combinent les visites de contrôle avec les travaux et les soins conservateurs.

Si la préférence des Français va aux praticiens indépendants (87%), ils restent favorables aux autres alternatives existantes : praticiens associés et leurs salariés (84%), réseau de chirurgiens-dentistes (84%), centre dentaire géré par une mutuelle (78%), hôpital (56%). Cependant, plus de 80% des répondants rechignent à l’idée de se faire soigner à l’étranger. Pour finir sur ce point, 78% se considèrent une bonne santé buccale et 74% estiment que celle-ci s’améliore pour leurs compatriotes.

Le budget dentaire passé au peigne fin

Si plus de 7 répondants sur 10 se restreignent au niveau financier, ils ne le font pas pour les soins dentaires et médicaux. Les Français interrogés dans l’étude préfèrent diminuer les sorties, les vacances ou les loisirs en faveur des traitements médicaux. Dans la plupart des cas, les patients renoncent aux prothèses dentaires (couronnes, pivots, inlays) ou à l’optique. 8 personnes sur 10 soutiennent n’avoir jamais renoncé à une opération ou à une simple consultation.

Quant au prix, 64% des interrogés estiment que les soins dentaires conservateurs (infections, caries…) sont payés au juste prix. De quoi tordre le cou aux préjugés ! En revanche, les prothèses et travaux esthétiques sont trop onéreux pour les patients répondants dans leur majorité.

Les patients favorables aux nouvelles technologies

90% de la population participante à l’étude adhère à l’adhésion en ligne, à condition qu’elle soit gratuite ou à faible coût. Sans surprise, ce sont les jeunes (92% des moins de 35 ans) qui se montrent le plus enthousiaste à cette alternative. 76% sont réceptifs à la possibilité des radios panoramiques reçues automatiquement. La mise en place d’une application sur téléphone ne rencontre pas autant de succès : les jeunes et les familles sont les plus enclins à l’installer sur leur Smartphones à 56%. Plus surprenant, 43% des personnes interpellées ne seraient pas contre une téléconsultation via la webcam pour un diagnostic à domicile.

Conclusion de l’étude réjouissante pour l’Ordre

Des résultats satisfaisants pour Gilbert Bouteille, Président de l’Ordre National des Chirurgiens-Dentaires, qui déclare : « Ces résultats nous réjouissent sur la relation que nous avons avec nos patients et sur l’image qu’ils ont de nous. Ils nous confortent, également, dans notre mission de santé, qui est d’abord de faire prévaloir les soins de prévention et conservateurs. Nous en appelons à un changement de paradigme qui nous ferait passer d’un remboursement de soins privilégiant les actes prothétiques à une prise en charge valorisant la conservation ad integrum de la sphère oro-buccale. »

En savoir plus sur le site officiel.

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