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Overlay CFAO et empreinte sous digue

Par Anthony Atlan le 16-01-2019
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Les restaurations partielles collées nous permettent de réaliser des traitement moins mutilants et moins fragilisants pour la dent. Si ces restaurations ont un taux de succès similaire aux couronnes conventionnelles, elles permettent plus de souplesse dans la réintervention.
Mais si les avantages de ces restaurations sont très séduisants, ils s’accompagnent de protocoles particulièrement exigeants et sensibles, ne laissant que peu de place aux compromis.

Les échecs de ces restaurations sont majoritairement mécaniques et carieux :
– les échecs carieux seront limités par la gestion des facteurs de risques.
– les échecs mécaniques de la restauration seront limités par le respect des épaisseurs et des protocoles. Les échecs mécaniques de la dent seront limités par une analyse biomécanique des structures dentaires résiduelles.
– les décollements sont rares et corrélés le plus souvent à un défaut dans le protocole d’assemblage.

Dans cette situation clinique, l’analyse des structures résiduelles révèle une prémolaire maxillaire dépulpée, avec une perte de substance MOD et une limite mésiale sous gingivale. Une préparation pour Overlay est retenue pour limiter les forces de flexion cuspidiennes et diminuer le risque de fracture.

Cette dent est restaurée en 2 étages :
– d’une part, en technique adhésive directe au niveau de la chambre pulpaire et au niveau cervical, à l’aide de matériaux composite.
– d’autre part, la partie coronaire est restaurée en technique indirecte, à l’aide d’un matériau hybride composite/céramique Enamic (r).

Les étapes de préparation sont les suivantes : élimination des tissus lésés, analyse biomécanique des structures résiduelles, préparation puis reconstitution.

Ici, en présence d’une limite mésiale sous gingivale et d’une perte du bandeau amélaire, il a été choisi de réaliser une remontée de marge. La digue est repoussée en direction apicale à l’aide de cordonnet en téflon. Le matriçage cervical est assuré par une matrice circonférentielle automatrix (r) et un coin de bois.
Après réalisation du protocole de scellement dentinaire immédiat (IDS), une reconstitution directe est réalisée au niveau de la limite mésiale, puis au niveau de la chambre pulpaire.
Une fois cette préreconstitution réalisée, la matrice est déposée. Les marges d’émail sont à nouveau préparées pour éliminer la couche d’adhésif.

L’empreinte optique est réalisée sous digue, ce qui évite toute étape ou manipulation supplémentaire de préparation avant l’empreinte. Le champ opératoire assure l’écartement des muqueuse et la répulsion des fluides.

La correspondance entre le mordu, l’antagoniste et l’empreinte sous digue est réalisée automatiquement. La pièce prothétique est modélisée puis usinée. Le matériau hybride composite/céramique est sélectionné pour ses bonnes performances mécaniques et l’usure limitée qu’il crée sur l’antagoniste.

La procédure d’assemblage est réalisée à l’aide de composite réchauffé. Le traitement de surface dentaire et le traitement de l’intrados prothétique sont réalisés classiquement.
L’adhésif est mis en place dans l’intrados et sur la préparation, mais n’est pas polymérisé.
Le composite de restauration préalablement chauffé est positionné dans l’intrados prothétique.
La pièce est mise en place.
Les excès sont éliminés à la sonde. Une insert vibrant ultrasonore permet de diminuer la viscosité du composite dense et compact, ce qui permet de l’insérer à fond.
L’opération se répète jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de composite expulsé au niveau de la limite.
La polymérisation est alors effectuée sous pression.

Le polissage et le brillantage des marges sont effectués comme pour un composite classique.

Le réglage de l’occlusion et un cliché rétroalvéolaire sont réalisés.

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