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La prothèse amovible complète (PAC) numérique

Prothèse Par Benjamin EVIEUX, Aboubacar BINATE, Catherine MILLET le 26-01-2026

Le flux numérique en PAC

La prothèse amovible complète a connu, au cours des vingt dernières années, une transformation de ses modalités de conception et de fabrication. Les protocoles traditionnels ont progressivement laissé place à une approche numérique, intégrée de manière raisonnée dans un domaine historiquement fondé sur des techniques analogiques bien établies.

Dans le même temps, le vieillissement progressif de la population observé dans nos sociétés laisse penser que la demande en prothèses amovibles complètes continuera à augmenter chez les patients âgés dans les années à venir(1, 2). L’édentement total demeure une situation clinique fréquente chez les seniors, plaçant la prothèse amovible complète au cœur des enjeux actuels de la prise en charge prothétique.

Dans ce contexte, le développement de la fabrication numérique des prothèses amovibles complètes a suscité un intérêt croissant de la part des industriels, à l’origine d’importantes avancées technologiques(3). Le perfectionnement des scanners intra-oraux, notamment pour la numérisation des muqueuses édentées, l’évolution des logiciels de conception assistée par ordinateur, ainsi que l’intégration des techniques d’usinage et d’impression 3D, en association avec le développement de nouveaux biomatériaux, ont progressivement enrichi les possibilités offertes par le flux numérique.

Ces évolutions ont conduit à la réalisation de prothèses amovibles complètes de meilleure qualité, capables de répondre à différentes situations cliniques. Le flux numérique permet aujourd’hui d’envisager la fabrication de prothèses amovibles complètes, uni-maxillaires ou bi-maxillaires, d’usage ou immédiates, muco-portées ou supra-implantaires(4, 5). Du côté du laboratoire de prothèse, le flux numérique permet d’augmenter les capacités de production et d’améliorer la traçabilité des biomatériaux utilisés pour la fabrication des prothèses(6). Au cabinet, il contribue à une réduction du nombre de séances cliniques et, plus globalement, à une meilleure réponse aux attentes fonctionnelles et esthétiques des patients(7, 8).

Néanmoins, la transition entre le flux de travail analogique et numérique demeure encore progressive, tant au cabinet dentaire qu’au laboratoire de prothèse. L’intégration du numérique implique une évolution des compétences, une phase d’apprentissage et l’acquisition d’une expérience clinique et technique, facteurs qui expliquent une adoption encore hétérogène de ces technologies.

Par ailleurs, le recours à un flux de travail entièrement numérique reste aujourd’hui peu recommandé pour la fabrication des prothèses amovibles complètes d’usage. Malgré l’amélioration constante des performances des scanners intra-oraux, la numérisation des grandes surfaces édentées demeure délicate et peut être à l’origine de déformations liées à des erreurs de superposition des empreintes optiques(9, 10, 11). Surtout, les scanners intra-oraux permettent un enregistrement essentiellement muco-statique, sans restituer le modelage fonctionnel des organes para-prothétiques, rendant impossible la capture d’un enregistrement muco-dynamique indispensable à la réalisation de prothèses amovibles complètes fonctionnelles.

 

La chaîne numérique en PAC

le flux numérique en prothèse amovible complète
Fig. 01 : le flux numérique en prothèse amovible complète.

L’acquisition des données cliniques du patient constitue le premier maillon de la chaîne numérique en prothèse amovible complète. Elle permet de transformer les informations cliniques nécessaires à la réalisation prothétique en données exploitables dans un flux de conception et de fabrication assistées par ordinateur. Cette étape peut être réalisée soit au laboratoire de prothèse, soit directement au cabinet dentaire, selon les protocoles retenus.

Au laboratoire, l’acquisition des données est le plus souvent réalisée à l’aide d’un scanner extra-oral, permettant la numérisation d’empreintes physico-chimiques, de modèles en plâtre, de porte-empreintes individuels, de maquettes d’occlusion ou encore de prothèses amovibles complètes existantes. Cette modalité s’inscrit généralement dans des flux de travail hybrides, associant des étapes cliniques réalisées selon des protocoles conventionnels à une exploitation numérique des données au laboratoire de prothèse, notamment lors des phases de conception et de fabrication assistées par ordinateur.

Au cabinet dentaire, l’acquisition peut être réalisée à l’aide d’une caméra, par le biais d’une empreinte optique. Utilisée en mode extra-oral, elle permet la numérisation d’empreintes physico-chimiques ou de prothèses existantes.

numérisation d’empreintes physico-chimiques ou de prothèses existantes
Fig. 02 : numérisation d’empreintes physico-chimiques ou de prothèses existantes.

Utilisée en mode intra-oral, elle permet de numériser les crêtes édentées de patients ne disposant pas de références prothétiques existantes et/ou exploitables.

numérisation des crêtes édentées d'un patient
Fig. 03 : numérisation des crêtes édentées d’un patient.

Il convient toutefois de rappeler que l’empreinte optique ne permet pas l’enregistrement de la dépressibilité muqueuse ni du joint périphérique. Elle autorise donc uniquement la réalisation d’empreintes primaires chez ces patients. L’empreinte obtenue est de nature muco-statique et s’accompagne fréquemment de surextensions, rendant nécessaire, dans un second temps, la réalisation d’une empreinte anatomo-fonctionnelle selon une technique conventionnelle à l’aide d’un porte-empreinte individuel(12).

L’utilisation de la caméra en mode intra-oral peut également présenter un intérêt chez les patients dentés nécessitant la mise en bouche d’une prothèse amovible complète immédiate transitoire, notamment lorsque la mobilité dentaire ou certaines malpositions rendent difficile la prise d’empreinte conventionnelle(13).

La qualité de l’acquisition repose alors sur le respect de recommandations cliniques simples mais essentielles. Il est conseillé d’éteindre le scialytique, de mettre en place une canule d’aspiration afin de limiter la présence de salive, et de sécher soigneusement les muqueuses et les crêtes édentées à l’aide de compresses. Un travail à quatre mains, en particulier à la mandibule, facilite l’écartement de la langue et des joues ; l’utilisation d’un écarteur de bouche peut également être indiquée afin d’éviter l’enregistrement numérique de zones indésirables, telles que la face interne des joues ou la langue. Les crêtes édentées peuvent par ailleurs constituer des zones de réflexion lumineuse importantes. L’application ponctuelle d’une poudre intra-orale permet, dans certaines situations cliniques, de matifier leur surface et d’en faciliter la numérisation.

Lorsque la caméra est utilisée en mode extra-oral, certaines précautions doivent également être respectées. Les interférences lumineuses doivent être limitées en contrôlant l’éclairage ambiant et en évitant les sources lumineuses directes ou excessives. En présence d’une forte luminosité naturelle, il est conseillé de réduire l’éclairage de la pièce, par exemple en baissant les stores.

Enfin, indépendamment du mode d’acquisition, la calibration régulière de la caméra, lorsqu’elle est requise, ainsi que la mise à jour des logiciels sont indispensables afin de garantir la fiabilité et la reproductibilité des acquisitions.

Dans ce contexte, le flux de travail numérique actuellement privilégié pour la fabrication des prothèses amovibles complètes repose le plus souvent sur une approche hybride. Il débute par la réalisation d’une empreinte conventionnelle, obtenue à l’aide d’un porte-empreinte individuel imprimé, de la prothèse existante du patient ou d’un duplicata de cette dernière. Cette empreinte physico-chimique est ensuite numérisée, soit directement au cabinet dentaire à l’aide d’une caméra utilisée en mode extra-oral, soit au laboratoire de prothèse ou au sein d’un centre de production. Les rapports occlusaux doivent également être numérisés puis superposés à l’empreinte via un algorithme informatique.

Les fichiers issus de cette phase d’acquisition sont alors transmis à un logiciel de Conception Assistée par ordinateur (CAO), permettant la modélisation virtuelle de porte-empreintes individuels, de maquettes d’occlusion, de maquettes d’essayage et des prothèses amovibles complètes.

Les données numériques générées au cours de cette phase de conception sont ensuite exportées vers un logiciel de Fabrication Assistée par Ordinateur (FAO), qui pilote une machine-outil à commande numérique chargée de la réalisation des prothèses amovibles complètes, soit par soustraction de matière à l’aide d’une unité d’usinage, soit par addition de matière selon les principes de l’impression 3D.

fabrication assistée par ordinateur des PAC
Fig. 04 : fabrication assistée par ordinateur des PAC.

 

Les prothèses amovibles complètes usinées

La fabrication des prothèses amovibles complètes par usinage peut aujourd’hui être réalisée selon différents procédés, qui se distinguent par la manière dont sont conçues et assemblées la base prothétique et les dents.

Un premier procédé repose sur l’usinage de la base prothétique dans un disque de résine Polyméthacrylate de Méthyle (PMMA) de teinte gingivale, choisie par le praticien, tandis que les dents du commerce sont ensuite assemblées par collage.

Usinage de la base prothétique
Fig. 05 : 1er procédé – Usinage monobloc de la base prothétique et dents du commerce assemblées par collage.

Bien que le collage dent par dent représente une étape relativement chronophage pour le prothésiste, il permet d’obtenir un rendu esthétique de haute qualité, lié aux excellentes propriétés optiques des dents prothétiques.

Un second procédé consiste à usiner non seulement la base prothétique, mais également les dents, dans un disque de résine PMMA blanche, la teinte des dents usinées pouvant être choisie par le praticien.

usinage monobloc de la base prothétique et les dents
Fig. 06 : 2ème procédé – Usinage monobloc de la base prothétique et les dents.

Cet usinage peut être réalisé soit sous la forme d’une arcade complète, soit en plusieurs éléments distincts, le plus souvent en trois blocs comprenant un bloc antérieur et deux blocs latéraux correspondant aux secteurs prémolaires et molaires. Cette approche permet de limiter le recours aux dents du commerce tout en conservant une grande liberté de conception.

Un troisième procédé vise à supprimer totalement l’étape de collage, en réalisant une prothèse monolithique usinée dans un disque bicolore associant teinte gingivale et teinte dentaire.

Prothèse monolithique usinée dans un disque bicolore
Fig. 07 : 3ème procédé – Prothèse monolithique usinée dans un disque bicolore associant teinte gingivale et teinte dentaire.

Ce procédé représente le flux d’usinage le plus rapide parmi les différentes approches actuellement disponibles. Il élimine le risque de décollement des dents et réduit le risque de fracture dentaire.

L’usinage offre de nombreux avantages par rapport aux prothèses amovibles complètes thermo-polymérisées.

Au laboratoire de prothèse, l’usinage permet un gain de temps significatif lors de la fabrication des prothèses amovibles complètes. Les données numériques issues de la conception peuvent être archivées, ce qui permet de réaliser rapidement des prothèses de rechange sans reprise du flux de travail clinique. Par ailleurs, les prothèses usinées peuvent être réparées ou rebasées en cas de nécessité clinique.

Les bases prothétiques sont usinées à partir de disques de résine PMMA, polymérisés sous haute pression et haute température dans des conditions industrielles. Ces matériaux ne subissent pas de retrait lié à la contraction de polymérisation. Il en résulte une porosité réduite, limitant notamment l’adhérence de Candida Albicans à la surface de la base prothétique et limitant le risque d’apparition de stomatites sous-prothétiques(4).

Sur le plan clinique, les prothèses amovibles complètes usinées présentent une précision d’adaptation et une rétention supérieure par rapport aux prothèses amovibles complètes conventionnelles(14). Elles présentent également un meilleur état de surface, ainsi que des propriétés physiques et mécaniques supérieures, incluant une meilleure résistance à la flexion, un module d’élasticité plus élevé et une solidité globale améliorée, contribuant à leur pérennité et à leur stabilité fonctionnelle. Enfin, les prothèses amovibles complètes usinées présentent une précision optimale des rapports occlusaux, du fait de l’absence de déplacements dentaires liés à une polymérisation réalisée en amont selon des procédés industriels.

En contrepartie, ce procédé présente certaines limites. L’usinage repose sur une technique de soustraction de matière, entraînant un gaspillage non négligeable de biomatériaux. De plus, le coût de fabrication demeure plus élevé que celui des techniques conventionnelles, en lien avec le prix des matériaux, des équipements et de leur maintenance.

 

Les prothèses amovibles complètes imprimées

Outre les procédés d’usinage, la fabrication de prothèses amovibles complètes peut également reposer sur l’impression 3D. Cette approche consiste le plus souvent à imprimer séparément la base prothétique, à partir d’une résine de teinte gingivale, et les dents, réalisées en résine blanche, puis à assembler ces dernières à la base par collage au laboratoire de prothèse, selon un protocole comparable à celui utilisé pour certaines prothèses usinées.

prothèses amovibles complètes imprimées
Fig. 08 : prothèses amovibles complètes imprimées.

L’impression 3D présente comme principal avantage une réduction des coûts de fabrication par rapport aux procédés d’usinage. Elle offre également une grande flexibilité de production et une rapidité d’exécution, ce qui la rend particulièrement adaptée à certaines situations cliniques spécifiques. Ainsi, elles apparaissent globalement plus rentables que les prothèses usinées(15).

En revanche, elles présentent à ce jour plusieurs limites. Les résines utilisées offrent des propriétés physiques et mécaniques inférieures à celles des matériaux usinés, ainsi qu’une stabilité de teinte médiocre dans le temps(4, 16). Par ailleurs, il semblerait que les matériaux issus de l’impression 3D présentent un coefficient d’absorption d’eau relativement élevé, susceptible d’accélérer leur dégradation sous l’effet des fluides buccaux.

À ce jour, leur stabilité dimensionnelle et leur biocompatibilité à long terme demeurent encore insuffisamment documentées dans la littérature scientifique, limitant leur indication pour les prothèses d’usage définitif(17). Toutefois, l’évolution rapide des imprimantes et des matériaux laisse envisager que l’impression 3D pourrait, à terme, s’imposer comme une alternative majeure, alors que les prothèses usinées demeurent actuellement la référence.

Conclusion

Le flux numérique appliqué à la prothèse amovible complète s’inscrit aujourd’hui comme une évolution majeure de l’odontologie prothétique. Il repose sur une chaîne numérique structurée associant l’acquisition des données cliniques, la conception assistée par ordinateur et la réalisation assistée par ordinateur. Loin de se substituer totalement aux protocoles conventionnels, il s’intègre le plus souvent au sein de flux de travail hybrides, combinant étapes analogiques et numériques.

Si l’usinage demeure à ce jour la solution de référence pour la réalisation des prothèses amovibles complètes d’usage, l’impression 3D apparaît comme une alternative prometteuse, particulièrement adaptée aux dispositifs transitoires et à certaines situations cliniques spécifiques. L’évolution constante des matériaux, des équipements et des logiciels laisse entrevoir une place croissante du numérique dans la pratique quotidienne, tout en soulignant la nécessité d’une maîtrise rigoureuse des protocoles et des flux de travail.

Dans ce contexte, la compréhension et la maîtrise des différents flux numériques en prothèse amovible complète constituent un enjeu central pour le praticien et le laboratoire de prothèse. Les trois prochains articles de cette série auront pour objectif d’aborder, de manière clinique et pratique, les principales applications de ces flux : le renouvellement des prothèses amovibles complètes, la réalisation de prothèses en l’absence de références prothétiques, ainsi que la mise en œuvre de prothèses amovibles complètes immédiates, afin d’accompagner le lecteur dans une intégration progressive, raisonnée et efficace du numérique en prothèse amovible complète.


Cet article sur la prothèse amovible complète (PAC) numérique a été rédigé par le Dr Benjamin EVIEUX, le Dr Aboubacar BINATE et le Pr Catherine MILLET.

 

Références bibliographiques

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(15) Goodacre BJ, Goodacre CJ. Additive Manufacturing for Complete Denture Fabrication: A Narrative Review.
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(16) Li R, Malik D, Sadid-Zadeh R. Effect of adding a hard-reline material on the flexural strength of conventional, 3D-printed, and milled denture base materials.
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(17) Anadioti E, Musharbash L, Blatz MB, Papavasiliou G, Kamposiora P. 3D printed complete removable dental prostheses: a narrative review.
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