Les limites du numérique en prothèse implanto-portée complète fixe
Best of Implantology, Implantologie Par Mai Lan TRAN le 11-05-2026Lors du congrès Best of Implantology 2025, le Dr Mai Lan TRAN a partagé sa vision sur les limites actuelles du numérique en prothèse implanto-portée complète fixe. Une thématique au cœur des préoccupations cliniques actuelles, notamment en matière de réhabilitation globale.
En implantologie, la précision de l’empreinte est un facteur clé, notamment lorsqu’il s’agit de restaurations complètes fixes. Le positionnement des implants doit parfaitement être enregistré afin de garantir une prothèse passive, bien ajustée, qui n’exerce aucune contrainte sur les implants et ainsi éviter tout risque de fracture ou d’échec mécanique.
Plus le nombre d’implants est élevé, plus les risques d’imprécision augmentent.
Empreinte conventionnelle : une méthode éprouvée mais contraignante
La méthode la plus fiable aujourd’hui reste l’empreinte conventionnelle avec porte-empreinte et transferts fixés en bouche, coulé avec du plâtre.
Cette approche, bien que scientifiquement validée, présente des inconvénients :
• Le plâtre peut se fracturer ou créer des concavités.
• La manipulation est complexe et peu agréable : pour le patient, pour les assistant(e)s dentaires et pour le praticien lui-même.
Empreinte optique : simple mais encore perfectible
Avec le numérique, l’empreinte optique permet d’enregistrer le profil d’émergence, les tissus mous et les scan-bodies. Elle séduit par sa simplicité et sa rapidité mais présente encore des variations dimensionnelles importantes, entraînant une imprécision incompatible avec les exigences de la prothèse complète fixe.
À ce jour, cette méthode n’est pas encore entièrement validée scientifiquement.
Photogrammétrie : la solution la plus précise
La photogrammétrie s’impose actuellement comme la technique la plus précise, surpassant même l’empreinte conventionnelle. Elle offre de nombreux avantages :
• Grande rapidité d’exécution.
• Aucune utilisation de matériaux en bouche.
• Confort optimal pour le patient.
Mais cette technologie implique également :
• L’acquisition d’un équipement dédié.
• Une courbe d’apprentissage pour le praticien.
• La nécessité de collaborer avec un laboratoire maîtrisant ces flux numériques.
Chaque technique présente ses forces et ses limites. Il appartient au praticien de choisir la méthode la plus adaptée à son exercice, en fonction de son plateau technique, de ses compétences et du cas clinique.
Découvrez en vidéo les cas cliniques du Dr Mai Lan TRAN, qui illustrent parfaitement les propos partagés lors de cette intervention.
Retrouvez tous les replays du congrès en exclusivité sur Dentalespace, dans la rubrique dédiée à Best of Implantology.


















