La saison 2 de “Les échecs en dentisterie”, proposée par Oral-B, continue avec une série de 4 épisodes. Pour ce deuxième volet, nous recevons le Dr Maxime Boiteaud qui nous partage un retour d’expérience sincère sur l’installation libérale. Loin de l’idée d’un échec définitif, cela montre comment la majorité des difficultés rencontrées sont ajustables et souvent formatrices. Une réflexion destinée à aider les praticiens à construire une installation cohérente avec leurs objectifs, leur personnalité et leur vision de la pratique.
Et si votre installation n’avait pas besoin d’être parfaite ?
L’installation en libéral est souvent perçue comme une étape à haut risque de la carrière d’un chirurgien-dentiste. Elle cristallise de nombreuses inquiétudes : erreurs de choix, décisions irréversibles, conséquences financières ou organisationnelles lourdes. Pourtant, dans la grande majorité des cas, l’installation ne comporte que peu d’erreurs véritablement définitives. Contrairement à la pratique clinique, où une mauvaise décision peut avoir des conséquences graves, les choix liés à l’installation sont le plus souvent ajustables, corrigibles et évolutifs dans le temps.
À travers un retour d’expérience personnel, le Dr Maxime Boiteaud propose une lecture dédramatisée et pragmatique des erreurs les plus fréquemment rencontrées lors de l’installation libérale. L’objectif n’est pas d’établir une liste de bonnes ou de mauvaises décisions universelles, mais de montrer que ce qui constitue une erreur pour un praticien ne l’est pas nécessairement pour un autre. Tout dépend du cap fixé au départ : projet de vie, organisation du travail, ambitions professionnelles et équilibre personnel.
Parmi les difficultés courantes figurent l’absence de vision claire, le manque d’anticipation, la navigation « à vue » sans indicateurs fiables, ou encore le déséquilibre entre sous-investissement par crainte et surinvestissement précipité. D’autres erreurs plus subtiles concernent l’entourage professionnel : choix des accompagnants, écoute non contextualisée de conseils anciens ou actuels, ou encore recrutement insuffisamment réfléchi de l’équipe dentaire.

Le Dr aborde également la nécessité de prévoir des changements importants dans le futur. Les aléas personnels, familiaux ou économiques font partie intégrante d’une carrière et doivent être intégrés dès la conception du projet, en laissant une marge d’adaptabilité suffisante. Enfin, un point essentiel est consacré à la relation patient-praticien : de nombreuses difficultés trouvent leur origine dans des attentes mal alignées dès le départ.
Le message central qui s’impose en conclusion est que l’installation libérale n’est pas une fin en soi, mais une trajectoire. L’erreur n’est pas de devoir ajuster son parcours, mais de refuser de le faire. C’est dans cette capacité d’adaptation que réside la véritable solidité d’un projet professionnel durable.
Retrouvez l’ensemble des épisodes de cette série sur Dentalespace :
• Endodontie et situations d’échec : tout n’est pas perdu, par le Dr Ninon Lebrat
• Comment rater son traitement d’orthodontie ? Par le Dr Ons Alouini
• L’amovible : quand le problème n’est pas l’appareil, par le Dr Samy Benchikh
L’ensemble des épisodes de la saison 2 de la série sur les échecs est disponible sur le site d’Oral-B Professional.


















